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La Sécurité sociale réduit encore sa présence dans le Val-d’Oise. En 2017, six nouveaux centres d’accueil au public de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) vont fermer. En revanche, le site d’Ermont, fermé depuis mars 2015, devrait rouvrir.Le conseil d’administration, réuni vendredi dernier, a voté pour la fermeture des sites de Deuil-la-Barre, Franconville, Viarmes, Magny-en-Vexin, Fosses et Saint-Gratien. C’est en moyenne près de 7 600 assurés qui seront concernés par ces nouvelles fermetures.
 
« Il n’y aura pas de fermeture brutale dès le premier trimestre 2017 », précise Michel Cagnani, vice-président de la CPAM 95 et conseiller CGT-CPAM. Avec la CFDT et FO, les conseillers CGT ont voté contre ces fermetures s’inscrivant « dans une logique purement comptable ». Cette décision répondrait ainsi aux recommandations de la Cour des comptes et du projet de loi de financement de la sécurité sociale adopté début décembre par l’Assemblée.L’année prochaine, 42 départs en retraite ne seraient remplacés que par 14 embauches. « Tous les ans, il y a des départs en retraite et au niveau de la Cnam (caisse nationale d’assurance maladie), il est décidé de ne les remplacer qu’à 35 % », poursuit le vice-président de la caisse. « Dans les années 1980, il y avait 2 000 salariés, aujourd’hui, il en reste 1 000 », déplore encore ce retraité de l’assurance maladie.
 
En guise de remplacement, les maires des communes sont invités à mettre à disposition de la caisse des locaux pour ouvrir des accueils sur rendez-vous. C’est le cas de Viarmes où la mairie a déjà réservé une salle avec bureaux pour accueillir le personnel de l’assurance maladie. Selon le maire (LR), William Rouyer, cet accueil devrait garder « le même rythme horaire ». En revanche, Jacqueline Eustache-Brinio, édile (LR) de Saint-Gratien regrette fortement de ne pas avoir été informée de cette décision. « C’est inadmissible de prendre une telle décision sans aucune concertation alors que nous sommes très à l’écoute des besoins en services publics », insiste l’élue ne cachant pas sa colère et sa surprise en apprenant la nouvelle. « La dernière fois que j’ai vu la direction de la CPAM, ils avaient évoqué le fait qu’il n’y avait plus beaucoup de monde mais la fermeture n’était pas envisagée », ajoute-t-elle.Une première vague de fermetures des lieux d’accueil avait eu lieu en 2011. Gonesse en avait fait partie alors que la ville avait racheté deux ans auparavant les locaux pour éviter justement ce départ.« Demain, les assurés sociaux devront prendre les transports en commun pour se rendre sur d’autres centres, Sarcelles, Beaumont, Ermont, où l’attente risque d’être plus longue et amènera plus de risques d’incivilités pour les personnels de la caisse », craint le syndicat CGT.

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