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Dès avril 2013, Bien vivre à Saint-Leu se faisait l'écho et l'avocat des dispositifs "Voisins vigilants" mis en place dans différentes villes de France, et plus près de nous à Viarmes
http://www.leparisien.fr/viarmes-95270/viarmes-veut-des-voisins-vigilants-19-04-2013-2739687.php

Sébastien Meurant, notre maire, a décidé de mettre en place le dispositif en lien avec la Préfecture et la Police.

Parmi les réactions à cette décision, notons que le conseiller municipal Bleu Marine, Christian Malacain, considère que c'est une excellente mesure qui vient compléter le dispositif de vidéo-protection. De même, le Groupe de quartier de la Plaine avait demandé cette mise en place et Catherine Fabre, sa présidente, se montre tout à fait satisfaite.

 La Gazette du Val d'Oise en rend compte:

 

"Souriez, votre voisin veille sur votre habitation. Déjà dotée d’une police municipale et de la vidéoprotection, la commune va lancer, début 2015, l’expérience des “voisins vigilants”. «C’était un engagement de campagne, explique Mourad Aït Omar, conseiller municipal délégué à la prévention et à la sécurité. Certains groupes de quartiers se sont montrés plutôt intéressés lors des réunions».

Voisins vigilants” est un dispositif basé sur la «participation citoyenne», pour mieux lutter contre les cambriolages.

Mourad Aït Omar, conseiller délégué à la prévention et à la sécurité : «Un protocole d’accord sera signé avec la Préfecture»

Avec des habitants qui s’engagent à signaler aux autorités compétentes les comportements suspects. L’objectif du maire, Sébastien Meurant (Ump), est de tordre le coup à la délinquance «itinérante». «Il s’agit de prévention et de dissuasion, précise l’élu. L’enjeu, c’est de faire passer le message que les citoyens ont le devoir d’intervenir quand quelqu’un est menacé dans ses biens ou sa personne.»

Le dispositif, initié outre-Atlantique, aurait permis une baisse significative du nombre de cambriolages dans les secteurs où il a été mis en place.

Selon Thierry Chichat, fondateur du site www.voisinsvigilants.org, il y a aujourd’hui 6 000 communautés en France, soit 100 000 voisins vigilants, présents dans une cinquantaine de communes du Val-d’Oise.

Mais ces communautés ne travaillent pas toutes en lien avec la préfecture, comme souhaite le faire la commune de Saint-Leu-la-Forêt, qui compte prochainement signer un protocole d’accord avec la préfecture et la direction départementale de la sécurité publique.

«On ne veut pas d’initiatives individuelles comme cela a pu se faire dans certaines communes voisines. Des initiatives qui parfois s’arrêtent au bout de quelques mois, faute de suivi», insiste Mourad Aït Omar.

Le dispositif a certes des détracteurs. La ligue des Droits de l’homme du Val-d’Oise dénonçait ainsi en 2011, lors de la mise de place de “voisins vigilants” à Mériel et à Baillet-en-France, un «système de délation» et de «dénonciation».

À Pontoise il y a deux ans, un projet de ce type avait suscité un tollé et la ville l’avait remisé dans les cartons.

«Il ne s’agit pas de délation, assure Mourad Aït Omar. On a eu avec la vidéoprotection ce type d’accusation. Certains habitants jugeaient ça intrusif. Il y a eu un contrôle inopiné de la commission qui n’a rien trouvé à redire sur nos installations».

Au démarrage, l’expérimentation sera limitée à certains quartiers, plutôt au sud. Des réunions spécifiques vont être organisées très bientôt à ce sujet.

«Le voisin vigilant n’est ni un héros, ni un justicier»

Quel est le rôle du “voisin vigilant” ? Garder un œil vigilant sur ce qui se passe autour de chez lui. Un inconnu qui rôde dans le quartier, une voiture qui stationne depuis longtemps ou qui semble en repérage… Les volontaires bénéficieront d’une formation (auprès de la police municipale ou nationale, ou la mission prévention de la préfecture). Ils apprendront à observer. «Le voisin vigilant c’est aussi celui qui, face à une boîte aux lettres qui déborde, un signe que la maison est inoccupée, va récupérer le courrier», souligne Mourad Aït Omar, conseiller municipal à la sécurité et la prévention. «Il ne s’agit pas de se substituer à la police municipale, nationale ou à la justice. Il n’est ni un justicier ni un héros. Le voisin vigilant n’intervient pas. S’il repère quelque chose, il note les renseignements sur une fiche, puis il contacte les autorités. Ce sont elles qui décident de donner suite ou pas. Bref, c’est favoriser la vigilance des citoyens, et aussi de favoriser le dialogue entre les personnes, le lien social.»