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Le Parisien - Val d'Oise matin - 29 septembre 2008

choisircommerces.gifLES COMMERCES alimentaires n'en finissent pas de dépérir en centre-ville. La baisse du pouvoir d'achat et la concurrence des grandes surfaces rendent leur situation particulièrement fragile. Dix communes* du département ont donc décidé de délimiter des zones protégées sur leur territoire. Le but : éviter l'installation de commerces dits « morts » (banques, agences immobilières, opticiens...) à leur place......

Hugo Lattard -  12/06/2008 17:03  - L'Expansion.com

Dans l’espoir de favoriser la consommation et la croissance, le gouvernement espère assouplir les règles encadrant le travail le dimanche dans la grande distribution. L’exemple allemand remet en cause cette solution,.....« Cela n’a rien changé dans la consommation ou l’épargne des Allemands. La valeur ajoutée, l’emploi ou la masse salariale du commerce de détail sont restées sur une trajectoire identique », rapporte l’OFCE.

.... à la suite de la création d'une trentaine de places de stationnement nouvelles dans l'avenue de la gare. Une mesure de sauvetage qui s'imposait pour le centre ville de Saint-Leu.

Chaque départ d’un commerçant de qualité est un coup dur pour les Saintloupiens et un combat pour ceux qui souhaitent, autant que possible, sauvegarder la diversité commerciale et voir l’arrivée de nouveau commerçants.

Un constat préoccupant en France

La disparition des petits commerces dits de « proximité », et notamment les commerces alimentaires, est un phénomène qui touche toutes les villes françaises. Les magasins de journaux, les boucheries, et les poissonneries sont les activités les plus touchées. En revanche les traiteurs asiatiques, les agences immobilières et les établissements bancaires se développent de manière exponentielle.

Saint-Leu ne fait pas exception et a vu disparaître le fleuriste Nelly Fleurs, le teinturier remplacé par la Caisse d’Epargne, une boutique de prêt-à-porter féminin dans la rue de Paris, un cordonnier avenue de la Gare, une boutique Vidéo Futur, une boutique d’informatique rue du Gal Leclerc, une grande boutique de cadeaux, le magasin d’électro-ménager avenue de la Gare,etc….

Les marchés sont également partie prenante de ce commerce de proximité. Celui de Saint-Leu ne marche pas fort et les commerçants n’ont pas le moral.

Lorsque la diversité disparaît et laisse place à la mono activité (agences immobilières, banques, traiteurs asiatiques, etc.), c’est tout un centre ville qui s’asphyxie, car le commerce c’est la vie.

« Pour prospérer, un pôle alimentaire doit avoir une certaine densité et offrir de la variété. Dès lors que le mitage commercial commence à affecter une rue marchande, cette perte de densité se traduit par une perte d’attractivité » remarque J. Coste, chargée d’étude au Centre Régional d’Observation du Commerce, de l’Industrie et des Services.

Seuls les commerces réalisant une marge importante (optique, mode, loisir, etc.) peuvent faire face à la flambée des baux commerciaux laissant la place à la mono activité, et l’uniformisation de l’offre de service.

Un retour au commerce de proximité ?

L’apparition des structures de la grande distribution en libre service dans les années soixante (supermarchés, hypermarchés puis centres commerciaux) correspondait à un concept de massification de la consommation basée sur la philosophie du « plaire à tous ».

Le vieillissement de la population, le desserrement des familles et une nouvelle organisation du travail ont profondément changé les attentes du consommateurs. Les clients d’aujourd’hui cherchent la flexibilité de pouvoir faire leurs courses quand et où ils souhaitent, et une solution personnalisée à leurs besoins. C’est la philosophie du « plaire à chacun ».

La grande distribution montre des signes d’essoufflement. C’est bien ce qu’a dit le Directeur d’Auchan Taverny dans une réunion publique sur la « route d’Auchan ». Pour avoir une chance de tirer parti du fléchissement de la grande distribution, le commerce de proximité doit se remettre en question. Les détaillants doivent se professionnaliser, et surtout s’unir. Pas seulement pour financer des animations commerciales, mais pour mutualiser leurs efforts en vue d’attirer les clients et de promouvoir le commerce plaisir par opposition au commerce prix bas.

Le rôle des supérettes

Emblématiques de ce retour à une certaine proximité, les supérettes sont maintenant deux en centre ville.

Il faut cesser d’opposer commerce indépendant et grandes enseignes. Les supérettes permettent de fixer les consommateurs dans leur quartier, les dissuadant de fuir vers un pôle périphérique. Cet effet permet aux supérettes de jouer un rôle de centralité pour les autres commerces.

Le côté négatif : elles récupèrent des parts de marché aux commerces alimentaires qui doivent, pour résister, cultiver leur différence (la qualité de service, la convivialité, l’originalité de l’offre et de la présentation) tout en surveillant leurs prix.

Commerce, accessibilité, stationnement

L’adage américain pose la problématique : « No parking, no business ! ». Sans stationnement, pas de commerce.

Pourtant, Patrick Carles, Consultant au sein du cabinet Sareco (Ingénierie et conseil en stationnement) se veut optimiste. Il explique que « les consommateurs acceptent de mieux en mieux l’idée de marcher quelques mètres pour faire leurs courses». Néanmoins, les commerçants de Saint-Leu ont très mal vécu la suppression de nombreuses places de stationnement dans l’avenue de la Gare et indiquent  avoir perdu notablement de la clientèle depuis le réaménagement de cette avenue.

La Commune peut faciliter l’installation des petits commerces si elle en fait une priorité. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. La circulation et le stationnement sont des problèmes. Il appartient à la Ville de trouver les meilleures solutions.

Il y a de tout à Saint-Leu: les commerces qui ont fermé, les commerces qui vont fermer, les commerces qui pensent à fermer bientôt.  Si l'on ne veut pas une ville dortoir, avec seulement des banques et des agences immobilières, quelle politique faut-il mettre en oeuvre pour favoriser le petit commerce ?

 
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