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C'est avec sa clarté habituelle que le philosophe Michel Onfray explique comment l'oligarchie, le système, a organisé l'élection de Macron. Les moyens, ils les ont eus : les officines du pouvoir, les journaux, les radios, les télévisions, les juges, l'argent. 

Les Français ont fait exactement ce que Hollande et la Haute Finance avaient décidé qu'ils devaient faire.


Michel Onfray : "Les loups sont entrés dans Paris" par LePoint


 

Crédité de 72,53% des voix contre 27,47% pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron arrive en tête dans l’écrasante majorité des villes du département, ne laissant que 12 communes au FN. L’abstention s’est élevée à 27,96%.

Emmanuel Macron totalise le plus de villes à son actif, creusant parfois nettement l’écart avec Marine Le Pen...

Le débat de mercredi soir a déçu. Il y aurait - dit-on - une déception sur Marine Le Pen - de la part des patriotes. Pourquoi ?

Les uns disent qu’elle ne fut pas à la hauteur du débat technique et on peut le comprendre. Un chef d’État n’est pas obligé de savoir décortiquer des comptes et des budgets. Il n’est pas tenu de faire un audit financier, puisqu’il est là pour impulser et orienter.

D’autres disent qu’elle aurait dû attaquer plus, faire sa différence, etc. 

Depuis maintenant 6 ans, le maire de Saint-Leu-la-Forêt bataille devant les tribunaux pour faire annuler les emprunts toxiques contractés par l’ancienne équipe municipale. Deux récentes décisions de justice laissent entrevoir la possibilité à la ville de pouvoir prétendre à une indemnisation. Mais le dossier est toujours entre les mains de la Cour de Cassation qui peut encore prendre son temps avant de statuer.

Un grand nombre d’« économistes » présente le duel Marine-Macron sous l’angle suivant : nous aurions le choix entre sauter dans l’inconnu ou le chaos avec Marine, ou poursuivre le redressement enclenché par  Macron.

Il importe donc de se poser une question simple : Macron a-t-il une vraie compétence pour résoudre les difficultés considérables auxquelles est confrontée la France, tant sur le plan macro-économique que sur le plan micro-économique ?

Commençons par les compétences macro-économique du candidat, en rappelant  préalablement sa fonction de principal décideur économique du quinquennat Hollande, puisqu’il fut :

 - du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014, Secrétaire général de l’Élysée, responsable du pôle « Économie et Finance »,     

- et du 26 août 2014 au 30 août 2016, ministre de l’Économie et des Finances.      

Concernant la direction économique générale de notre pays, les résultats obtenus par Macron s’apparentent à une Bérézina ou à un Waterloo, comme on voudra, puisque :

Beaucoup de responsables sont actuellement coupés de leur base. Comme les chefs des Républicains et du Parti socialiste, c'est le cas de la structure administrative de l'Eglise en France. 

La Conférence des Evêques de France (CEF) appelle, dans un langage ecclésiastique sur "le vivre ensemble", à voter à gauche. A contrario, on voit  des évêques, des supérieurs de fraternités, des prêtres, prendre le contre-pied. C'est si vrai que la CEF a toujours été l'alliée objective des socialistes, alors que le peuple des catholiques vote massivement à droite. Devant le choix de civilisation qui se pose aux Français, les catholiques sont nombreux à considérer ne pas pouvoir voter pour un socialiste, surtout avec le programme qu'il défend, totalement opposé à la doctrine catholique.

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Dans le Val d'Oise, l'association de catholiques du Val d'Oise appelle ouvertement à voter Marine Le Pen. Elle conclut: "Etre catholique est compatible avec le vote Le Pen". Voici un lien vers son site web:  http://acvo.e-catho.com/

On y trouve deux contributions, choisies avec soin : l'une compare les deux programmes ( ICI ) , l'autre analyse si un catholique peut voter Macron ( ICI )

03/05/2017 – 09H00 Rennes (Breizh-info.com) – Anne-Marie Le Pourhiet est juriste spécialiste de droit constitutionnel, professeur de droit public à l’Université de Rennes I ; elle est aussi membre du conseil scientifique de la Fondation Res Publica qui est présidée par Jean-Pierre Chevènement. Une éminente constitutionnaliste donc, qui peut difficilement être taxée d’appartenir à « l’extrême-droite ». Le 30 avril dernier elle a publié sur le site Boulevard Voltaire, une tribune libre intitulée « On n’a jamais vu candidature aussi éloignée des valeurs républicaines que celle de Macron », dans laquelle elle compare les positions d’Emmanuel Macron à celles de Marine Le Pen....

Jean Sévilla pour l'Homme Nouveau :

9782262021764R1Sommes-nous bien effectivement dans une situation de terrorisme intellectuel ?

Il y a quelques mois, un refrain courait sur certains sites et dans certains journaux : la gauche a échoué dans tous les domaines et, dans la guerre culturelle qui se déroule aujourd’hui, c’est la droite qui a gagné la bataille des idées puisqu’elle impose ses thèmes. Or je constate que nous assistons au spectacle exactement inverse. Que ce soit lors de la primaire de la droite où le système poussait la candidature d’Alain Juppé, un homme de droite aimé par la gauche, ou lors de la campagne présidentielle du premier tour où ce même système a poussé Emmanuel Macron et s’est employé à démolir la candidature de François Fillon, quoi qu’on pense de ce dernier par ailleurs, puis actuellement dans la campagne de l’entre-deux-tours où le système, toujours lui, considère par principe le vote Marine Le Pen comme illégitime, quoi qu’on pense de celle-ci également, on s’aperçoit que la mécanique du terrorisme intellectuel bat son plein.

Un terrorisme intellectuel dont les références puisent dans la pensée de gauche : il convient d’être moderne, ouvert, tolérant, partisan d’une société multiculturelle et adepte d’un monde fluide débarrassé des préjugés du passéC’est ce qu’Emmanuel Macron nomme le « progressisme ». Or toute la classe politique et médiatique partage cette vision ou s’y soumet par lâcheté ou par crainte des représailles. Les rares récalcitrants prennent le risque d’être politiquement et socialement ostracisés. 

Avec Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen se révèle comme la plus gaulliste ou gaullienne des politiques de premier rang en France.

On retrouve dans son programme la plupart des grandes options du Général de Gaulle, qu'on ne retrouve plus depuis très longtemps chez Les républicains qui se prévalent encore bien à tort de l'adjectif "gaulliste" : patriotisme, souverainisme, indépendance de la France et refus des vassalités (OTAN, USA, EU...), étatisme, respect des nations remparts contre les impérialismes, non-ingérence et droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, Europe des nations et non fédérale, pouvoir exécutif fortappel au peuple, lien entre le chef et le peuple, recours au referendum, rejet du gouvernement des juges, refus du libéralisme économique classique au profit d'une économie orientée par un Etat stratège, refus de la lutte des classes, du clivage droite/gauche et des cuisines partisanes dont les primaires offrent le spectacle, soutien par un mouvement ostracisé par le système institutionnel, comme le fut le parti gaulliste sous la IVe République et dernièrement refus des repentances en tous genres à l'instar de de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand, Chevènement, Seguin, Guaino, Dupont-Aignan...