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C’était sans doute l’argument le plus percutant qu’avaient les anti-Brexit :« L’économie s’effondrera si le Royaume-Uni sort de l’Union Européenne. »

Une semaine après le Brexit, et malgré toute l’hystérie médiatique, le Footsie (Bourse de Londres) atteint son plus haut résultat de l’année, soit +2,6 % par rapport à la veille du Brexit ! A contrario, le DAX (Bourse de Francfort) et le CAC 40 (Bourse de Paris), qui toutes deux avaient plongé plus gravement que le Footsie, peinent à remonter la pente et sont respectivement à -5,6 % et -5,1 % par rapport à la veille du Brexit. Par ailleurs, et du côté des USA, le Dow Jones, le S&P et le NASDAQ sont respectivement à -0,3 %, -0,5 % et -1 % par rapport à la veille du Brexit. Pour l’instant, et jusqu’à ce que les négociations soient terminées, le Royaume-Uni fait officiellement toujours partie de l’Union européenne. Dès lors, tous les traités et règles qui lient le Royaume-Uni à l’Union européenne sont toujours en vigueur. En bref, et pour l’heure, tout est comme avant le Brexit....

Extrait de l'analyse de Laurent Dauré (UPR) :

"L’Union européenne se comporte comme l’Église de Scientologie. Si un membre veut quitter l’organisation pour retrouver sa liberté, on le harcèle, on l’intimide, on le dénigre, on cherche à nuire à sa réputation, bref, on s’efforce de lui pourrir la vie ; pour le punir mais aussi – et surtout – pour tétaniser ceux qui seraient tentés de faire la même chose.

La brutalité et le mépris avec lesquels les européistes réagissent au Brexit (ceux qui ont voté « Leave » seraient majoritairement des nationalistes-racistes-xénophobes-ignorants) montrent le véritable visage de la construction européenne. Les peuples et la démocratie sont perçus comme des menaces « populistes » à neutraliser. Pour les gourous de « l’union sans cesse plus étroite » (et de l’austérité sans cesse plus large), être contre l’UE équivaut à s’exclure de l’humanité décente (...)

Viktor Orbàn, premier ministre hongrois, a prévu de soumettre à référendum en octobre la politique européenne des quotas de migrants.

Le Ministre des Affaires Etrangères de Pologne : "Nous nous demandons si la direction de la Commission européenne, qui voici quelques mois appelait les dirigeants politiques à cesser d'écouter leur électorat (Jean-Claude Juncker, en mai dernier, dénonçait les dirigeants qui écoutent leur électorat au lieu de développer un sentiment commun européen), a le droit de rester en fonction… A notre avis, elle ne l'a pas. De nouvelles personnalités politiques, de nouveaux commissaires doivent se charger de cette tâche, et avant toute chose, nous devons accorder de nouvelles prérogatives au Conseil européen, parce qu’il est composé de représentants politiques qui ont un mandat démocratique."...

Alain Juppé:  "L’UE telle qu’elle s’est construite suscite un sentiment d’incompréhension, de désamour, voire, on l’a vu, de rejet. L’évolution des Pays-Bas, l’un des six pays fondateurs, est frappante : l’extrême droite y conteste la construction européenne, et elle progresse.

En France, si on additionne les extrêmes, on pourrait avoir une majorité antieuropéenne. Le fossé entre pro et anti-européens est en passe de se substituer au clivage droite-gauche."

L’Islande a présenté sa candidature pour intégrer l'Union européenne le 16 juillet 2009 (...) Le gouvernement islandais avait pour objectif d'adhérer en 2013, l'adhésion faisant l'objet d'un référendum en Islande, mais les élections législatives islandaises de 2013 remettent en cause ce calendrier rapide. Le 13 juin 2013, la candidature islandaise est ainsi gelée par le gouvernement (...) Le retrait de la candidature devient officiel le 12 mars 2015

"Élu samedi 25 juin président de la République, Gudni Johannesson affirme ne pas vouloir tomber dans les travers associés à la classe dirigeante islandaise. C'est un opposant déclaré à l’entrée du pays dans l’Union européenne, c’est précisément ce qui a séduit 39 % des Islandais qui ont voté samedi. 

Le 25 juin 2016 à 19h35 en direct de Londres, BFM TV interviewait deux pro-Brexit : Nicanor Trano (Banquier) et Freddy Gray (Rédacteur en chef adjoint au "Spectator"). Le financier qui vit à Londres depuis 2004 déclare : "C'est une victoire de la démocratie, 72% de participation dont une mobilisation massive des classes populaires, ce qui est très rare au Royaume Uni. Ensuite, par ce vote, les gens ont voulu signifier une défiance totale de l'Europe supranationale composée de hauts fonctionnaires coupés des réalités qui prennent des décisions qui sont contraires à leurs intérêts et à leurs besoins (...) En réalité, en filigrane, les Anglais ont dit que pour faire du commerce avec l'Europe, on n'a pas besoin d'une Cour Européenne de Justice qui empêche d'expulser un terroriste en puissance, ni d'une Commission Européenne qui impose la GPA, on n'a pas besoin d'abandonner les frontières c'était ça le message des Britanniques, il n'y a aucune xénophobie là-dedans !"

BREXIT LE FILM est un film-documentaire pour inviter le plus grand nombre à voter en faveur de la SORTIE de la Grande-Bretagne de l'UE lors du référendum du 23 juin 2016.

Source : Boulevard Voltaire

Pris de panique, nos maîtres européistes vont tout faire pour accélérer leur feuille de route antidémocratique.

24 juin 2016 : les peuples européens se réveillent sans hâte et sans espoir, habitués qu’ils sont à subir défaite sur défaite face à la détermination des oligarchies au pouvoir. Et puis la nouvelle tombe : les Britanniques ont dit non à cette Europe asphyxiante de Juncker, Schulz et Merkel ; comme en 40, les Britanniques ont choisi la liberté et la souveraineté plutôt que la résignation et l’humiliante soumission.

Ce coup de tonnerre annonce-t-il enfin l’arrivée de la tempête qui balayera la cité vermoulue et corrompue érigée à Bruxelles, telle une improbable tour de Babel contemporaine ? L’hirondelle britannique annonce-t-elle enfin le printemps européen, le nouveau printemps des peuples ? La victoire des démocraties sur la ploutocratie euro-américaine ?

Projet dévoyé, ayant trahi sa vocation originelle, l'Union Européenne se voit aujourd'hui infligée une gigantesque gifle. S'il s'agit avant tout d'une victoire pour le peuple britannique, c'est aussi une victoire pour la démocratie et tous les peuples d'Europe qui ont plus que jamais soif d'identité, de souveraineté et de liberté.

Avec 52% des suffrages exprimés en faveur d'une sortie de l'Union Européenne, la volonté des Britanniques doit maintenant être respectée et mise en œuvre. N'oublions pas que le peuple Français, lui, avait voté NON au traité constitutionnel européen en 2005 et que ses dirigeants, Nicolas Sarkozy en particulier, avec la participation effective des instances européennes, l'avaient honteusement trahi en bafouant son vote avec le traité de Lisbonne !