En avril 2017, les Français vont-ils reprendre leur destin en mains ?

Le « mur de Berlin » symbolisait la chape de plomb que le communisme soviétique faisait peser sur la Russie, communisme dont la doctrine, paradoxalement, prônait un monde sans frontières.

L’espace Schengen des « Européens » qui voulaient s’affranchir desdites frontières a vu s’ériger dans les pays de l’Est des murs pour garantir leur nouvelle liberté retrouvée contre l’invasion migratoire.

Aux États-Unis, Donald Trump s’apprête à poursuivre l’œuvre de ses prédécesseurs (ses opposants « oublient » de préciser que c’est George Bush junior qui a initié le projet en 2006 !) en achevant le mur de séparation entre les États-Unis et le Mexique.

Ainsi, les frontières qui n’avaient pas besoin, autrefois, d’être délimitées par un mur pour être respectées réapparaissent comme autant de barrières bien concrètes contre l’utopie mondialiste, laquelle a succédé à l’utopie marxiste, « l’internationalisme » se muant en « mondialisation» et le « grand capital », cher aux imprécations de Georges Marchais, devenant un « gentil » mais sournois social-libéralisme apatride.

 

Dans cette grande confusion idéologique, l’Europe artificielle dite « de Bruxelles », « de Schengen », « de Maastricht » ou « de Lisbonne » s’est succédé à elle-même comme une couleuvre à avaler en boucle par les peuples européens ; ces derniers se sont retrouvés d’abord désemparés devant ce gigantesque hold-up ; puis ils ont commencé à prendre conscience de la situation grâce, principalement, aux réseaux sociaux qui ont révélé l’escroquerie.

Pour les anciens dissidents soviétiques, Zinoviev et Boukovsky, l’Union européenne ressemble désormais à l’Union soviétique avec ce que tout cela implique d’obsolète, de totalitaire, de sordide et d’anachronique, puisque le communisme a échoué partout dans le monde.

 

Pour nos amis dissidents, l’Ordre mondial est une « superstructure » basée aux USA, monstre froid échappant à toute personnalisation et à toute autorité, son seul but étant de « faire de l’argent », par tous moyens, en asservissant le monde. Le Système emploie, selon Zinoviev, une cinquantaine de millions de personnes dans le monde.

Nous, qui lui résistions, n’avions à lui opposer que nos traditions, notre histoire millénaire, notre spiritualité, notre sol et notre sang. Nous avions donc considéré que notre ennemi était, dans sa globalité, l’Amérique.

Et puis, patatras !

Voilà que, avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, nous prenons conscience qu’il existe un peuple américain qui nous ressemble, qui est confronté aux même casseurs que l’Ordre mondial a lancés de par le monde, qui détruisent notre cadre de vie, nos structures traditionnelles, nos âmes, la beauté du monde.

L’élection de Trump, sans préjuger de son action future, est aussi importante que la chute du mur de Berlin. Il y a désormais deux mondes qui s’affrontent : celui des peuples traditionnels sur leurs terres et les hordes sataniques de la décadence. Times are changing!

Pierre-Emile Blairon