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Le débat de mercredi soir a déçu. Il y aurait - dit-on - une déception sur Marine Le Pen - de la part des patriotes. Pourquoi ?

Les uns disent qu’elle ne fut pas à la hauteur du débat technique et on peut le comprendre. Un chef d’État n’est pas obligé de savoir décortiquer des comptes et des budgets. Il n’est pas tenu de faire un audit financier, puisqu’il est là pour impulser et orienter.

D’autres disent qu’elle aurait dû attaquer plus, faire sa différence, etc. 

 

Au risque de la faire tomber dans le piège d’un Macron qui aurait fait des parallèles sur les heures les plus sombres et donner du grain à moudre à des médias enchantés de l’aubaine ! Cruel dilemme !

Alors oui, elle n’a pas fait l’ENA, elle est avocat. Elle n’a pas appris à dépouiller des entreprises et à en tirer les actifs en laissant le passif (les salariés) sur le trottoir, en attente de la déchetterie sociale. La poubelle de Pôle emploi, la misère et le désespoir.

Il fut froid comme un comptable, faux-cul comme un serpent, menteur sur son pseudo-amour de la patrie, lui qui considère les patriotes comme des rats de l’extrême droite à éradiquer d’urgence. (Ils sont là, partout, vous les croisez chaque jour, etc.)

Avocat, elle a parlé avec ses tripes, son âme, et si elle a oublié quelques virgules, quelques ponctuations, son regard avait une sincérité humaine face au serpent qui était en face d’elle.

Son discours était juste et ses actions passées sont assez évidentes pour faire foi de sa sincérité. Les patriotes, les électeurs vont-ils changer d’opinion ? Il faudrait être fou pour ce faire.

Voter pour un monstre froid parce qu’il a été formé à nier la partie humaine d’une gestion d’entreprise ou de ministère, serait une grave erreur.

Le général Charles de Gaulle n’a jamais fait ces écoles de commerce, ni même l’ENA (et pour cause), mais il sut mettre au travail des hommes de capacité et non des fonctionnaires à la 1984 d’Orwell.

Les comptes seront peut-être justes avec Macron, mais la France ne sera plus. Il sera tel le médecin qui se glorifie d’avoir guéri un mort. Molière est plus que jamais d’actualité. Sait-il, ce Macron, qui est Molière, lui qui affirme qu’il n’y a pas de culture française ?

Pour ma part, si ce peuple de France se donne à un inconnu, se prostitue à un bébé Hollande, tel un gamin à un adulte, s’il n’a pas l’intelligence de comprendre ce qui l’attend au bout du chemin, alors il ne vaut rien.

 , Ancien responsable syndical à la RATP