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Avant de nous pencher sur les finances pour le moins floues du sieur Macron, constatons que ce que nous écrivions dans votre dernier Bulletin a reçu une accablante confirmation. Nous évoquions comment l’ancien ministre s’efforçait de conquérir les voix musulmanes par sa complaisance à l’égard de l’islam, y compris dans sa version salafiste. Or, il s’est rendu à Alger pour y baiser les babouches du premier ministre et, surtout, y déclarer que la colonisation fut un « crime contre l’humanité » dont la France devrait se repentir.

Plaise à Dieu que nous n’ayons jamais à la tête du pays cet ovni inculte nourri au sein des réseaux sociaux et fabriqué entièrement par les media qui crache sur sa patrie, la diffame et insulte l’œuvre colonisatrice de la France !

Mais revenons à l’argent de ce médiocre individu. Emmanuel Macron, pour mieux se distinguer de François Fillon, prétend jouer la « transparence » ; c’est pourquoi, l’autre semaine, il a livré au Journal du dimanche l’état de sa fortune et de ses ressources, ce qu’il avait déjà dû faire auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en tant que secrétaire général adjoint de l’Elysée puis de ministre. Mais au lieu d’éclairer, ses déclarations embrouillent car il demeure au moins une obscurité sur laquelle il n’a pas fait la transparence.

 

Pour ce qui est de ses revenus, il a déclaré à la Haute autorité (ce que l’on peut consulter librement sur son site) : Que, dans sa fonction de directeur, puis de gérant et enfin d’associé gérant à la banque Rothschild & Cie, de 2009 à 2012 il a perçu 2.885.000 € environ, puis de mai 2012 à juillet 2014, comme secrétaire général adjoint de la présidence de la République, son traitement fut de 370.000 € environ. Il veut sans doute qu’on admire son abnégation et son dévouement aux affaires publiques en acceptant de gagner huit fois moins à l’Elysée que chez Rothschild. Mais peut-être n’était-ce qu’un investissement politique dont il espérait engranger les dividendes un jour… Donc, de 2009 à son entrée au gouvernement en 2014, il avait amassé 3,6 millions € de revenus, ce qui est coquet. Après quoi, en tant que ministre, il touchait 12.000 € par mois. Pauvre malheureux, c’est loin d’un salaire de footballeur dans le vent.

Or, il a déclaré à l’HATVP que sur ses différents comptes bancaires (compte courant et épargne) il n’a « que » 109.000 €. Il aurait donc dépensé la quasi-totalité de ses 3,6 millions € gagnés à la banque qui l’employait. Où est passé le reste ? A-t-il tout dépensé en aussi peu de temps ? Or, il semble mener un train de vie sans éclat et, apparemment, il n’a pas de vice caché et coûteux. D’autant que pour son patrimoine immobilier, il a eu recours à l’emprunt.

– Un prêt de 350.000 € en 2011 pour des travaux de résidence secondaire, dont 295.000 € qui restaient à rembourser et des mensualités de 2.424,30 €. – Un autre de 600.000 € en 2012 pour refinancer son prêt d’achat de résidence principale, dont 558.577,53 € encore à rembourser et des mensualités de 3.623,34 €.
– Un « prêt personnel entre particuliers » de 550.000 € en 2007, dont 200.000 € encore à rembourser (100.000 € en 2017, 100.000 € en 2022, auxquels s’ajoutent des intérêts) de son « mentor » et financier Henry Hermand, chef d’entreprise, mort en novembre 2016.

On le voit, il emprunte beaucoup, et pas seulement auprès des banques alors qu’il aurait pu autofinancer ses projets immobiliers. Et cela pose question. Comment, compte tenu des revenus de la période 2009-2014, M. Macron ne dispose-t-il pas d’un patrimoine plus important ? Où est passé l’argent gagné chez Rothschild ? La Haute autorité, quand il s’agit de Macron, n’est pas d’une grande curiosité ; elle n’a pas fait de remarques, ni posé de questions comme elle en a le droit. Interrogée sur le cas du candidat à la présidence de la République, elle a répondu que sa tâche « n’est pas celle de l’administration fiscale » et que la façon dont un responsable politique dépense son argent ne la regarde pas. Elle suppose donc que le décalage entre ses gains effectifs, ses revenus déclarés et son patrimoine ne résulterait que de dépenses inconsidérées d’Emmanuel Macron.

Une autre hypothèse court sur les réseaux sociaux et sur laquelle certains journalistes enquêtent : pour un banquier, mettre de l’argent à l’abri du fisc (et de l’ISF) sur un compte à l’étranger dans quelque paradis fiscal n’est pas compliqué. Nous n’affirmons pas que c’est le cas de Macron mais il ne dépend que de lui d’infirmer cette rumeur en étant « transparent ». Or, il ne semble pas vouloir apporter les précisions sur l’usage qu’il a fait du pactole engrangé chez Rothschild & Cie. Il est vrai qu’il n’y est pas légalement obligé, mais la « transparence » dont il se réclame va au-delà des exigences légales pour dissiper tout soupçon. Que fait donc Tracfin, cette cellule gouvernementale qui analyse et traque les moindres tractations financières et renseigne le fisc sur le plus petit soupçon. Un des porte-parole d’Emmanuel Macron, a affirmé au Journal du dimanche, le 12 février : « Son patrimoine a déjà été passé aux rayons X, mais, s’il reste des zones d’ombre, nous sommes prêts à les éclairer. »

Or, sollicitée dès le lendemain, l’équipe de M. Macron n’a pas répondu a plusieurs questions qui lui ont été posées, d’abord par des journalistes indépendants puis ceux du Monde et notamment celles-ci : conteste-t-il le décalage entre ses revenus déclarés et son patrimoine ? A-t-il des informations supplémentaires sur ses dépenses qui pourraient expliquer cet écart ? Est-il prêt à communiquer ses avis d’imposition depuis 2009, comme l’ont fait plusieurs candidats à l’élection par le passé ? Aucune réponse à ce jour…

Source: Bulletin d'André Noël, 23, rue Paul Vaillant-Couturier, 94700 MAISONS-ALFORT – Tél : 01 74 59 31 68 E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.