Le 7 mai 2017, les Français vont-ils reprendre leur destin en mains ?

Encore une femme de droite (où sont passés les hommes courageux chez LR ?). Gaulliste historique, ex-conseillère de Georges Pompidou, elle explique au Figaro :

Unknown-23"Quel est l'enjeu de cette présidentielle?

La souveraineté française. C'est-à-dire, notre liberté.

Comment jugez-vous les programmes des deux candidats?

J'ai le sentiment que Monsieur Emmanuel Macron n'a ni amour-propre, ni lucidité. Il étale ses faiblesses avec un extraordinaire masochisme. Il a un petit côté chien battu. Il ne respecte pas la France et il est même en train de détruire le support de son existence politique.

Marine Le Pen tient exactement le même discours que vous sur l'UE...

Cela prouve qu'elle a lu ce que j'ai écrit. Je n'ai jamais rencontré Marine Le Pen. Nous avons échangé, jeudi, par téléphone. Aujourd'hui, elle est la seule candidate qui n'est pas pieds et poings liés devant les Allemands. Manifestement, elle est la seule à avoir le tempérament pour rétablir la souveraineté de la France. Elle a, je crois, le sens de l'État au point de préserver notre nation.

Un peuple qui, en 50 ans, passerait du général de Gaulle à Emmanuel Macron mériterait l’esclavage qu’on lui prépare. 

On avait beau nous l’annoncer depuis des mois, la qualification d’Emmanuel Macron pour le second tour de l’élection présidentielle et sa quasi-certitude de devenir le 7e successeur du général de Gaulle a quelque chose d’aussi ahurissant et humiliant que « l’étrange défaite » de 1940.

En 2017, les Français qui se prétendent toujours les champions de l’indépendance d’esprit, de la révolution et de la liberté, cette France qu’on nous vantait insoumise, s’est écrasée devant les puissances de l’argent en quelques mois à peine.

 

Le Fouquets           la-rotonde

2007 La fameuse soirée de Sarkozy

au Fouquet's

 

2017 La fameuse soirée de Macron

à La Rotonde

Sur internet

on ne trouve plus  de photo

de Sarkozy

arrivant au Fouquet's !

  A-La-Rotonde-Macron

 

Le citoyen Macron est arrivé au restaurant au milieu d'une file de voitures noires précédées et suivies de motards de la police, l'ensemble ressemblant à s'y méprendre au cortège officiel de Sarkozy lorsqu'il fut élu président. L'ensemble était suivi de motos des chaînes de télévision. Mais le citoyen Macron n'était pas élu, seulement en tête d'un premier tour. La faute de goût et de modestie d'un parvenu arrogant qui n'attend pas le sacre pour porter la couronne.

Les Républicains sont devenus une formidable machine à perdre. La victoire de Macron en est une preuve supplémentaire. La victoire de la « droite » fut une évidence de l’été 2012 à janvier 2017 : en trois petits mois, tout a basculé, et que triomphe Macron !

Les Républicains ont trahi leurs électeurs dans les minutes qui ont suivi 20 heures, dimanche soir. Une trahison massive, implacable, définitive, quasi-unanime : oui, il faut voter pour le pire des candidats, le futur Grand Maître de la déconstruction définitive de la France.

Cette trahison générale, aussi effrayante que prévisible, signe le suicide des Républicains et de leurs affidés et autres alliés, nécessaire et bienvenu pour que survive la France. Ce parti fourre-tout,...

Voici le nombre de communes dans lesquelles les candidats sont arrivés en tête :
 
·Marine Le Pen           19 037
·Emmanuel Macron      7 264 
·François Fillon            5 580
·Jean-Luc Mélenchon  3 486
 
Dans les grandes villes, la droite s'effondre. A Paris, Marine Le Pen a réalisé 4,99% et à Lyon 8,86%. Emmanuel Macron est largement en tête.
Ce décalage entre la France d'en haut et la France d'en bas est illustré par ce maire gauchiste d'Annezin, qui regroupe plus de 5800 habitants dans le Pas-de-Calais. Dans cette ville, Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour de l'élection présidentielle avec 38% des suffrages devant Jean-Luc Méléchon qui a obtenu 19,25% et Emmanuel Macron 17,29%. Le maire Daniel Delomez a déclaré :
"C'est catastrophique! Il est possible que je démissionne car je ne veux pas consacrer ma vie à des connards".

Si l'on classe Macron et Fillon dans les "européo-mondialistes" et Dupont-Aignan, Le Pen, Lassalle, Mélenchon, Asselineau dans les "gaullo-souverainistes", on obtient un visage des saint-loupiens répartis à 60 % en faveur des européo-mondialistes et à 40% en faveur des gaullo-souverainistes.

Mais cette statistique globale recouvre des différences selon les quartiers...

« On n’était pas inquiets ! » C’est sans grande effusion de joie et dans une étonnante sérénité que les militants FN du Val-d’Oise se sont retrouvés ce dimanche soir dans un restaurant de Neuville-sur-Oise, quelques instants après l’annonce des résultats de ce 1er tour de l’élection présidentielle. « On savait que Marine serait au second tour, sourit Stéphane Capdet, le secrétaire départemental adjoint. C’est l’accueil sur le terrain qui nous rendait aussi confiants. Sur les marchés, les gens nous embrassent ! »...

  • François Fillon a réuni autant que Jacques Chirac, soit le socle de la droite UMP, contrairement à Nicolas Sarkozy qui, en 2007 et 2012 a largement dépassé ce résultat, grâce à la ligne Buisson. C'est cette ligne Buisson qui a manqué à François Fillon, trop complaisant avec l'UDI et NKM.
  • Marine Le Pen a réussi à dépasser son précédent record de voix. Les résultats valident son analyse politique : le clivage gauche/droite vole en éclats, au profit du nouveau clivage mondialistes/patriotes. Reste à savoir si elle saura rallier les électeurs de droite LR, non pas tant pour espérer gagner le 7 mai, que en vue des élections législatives, puisque les caciques LR se rallient sans états d'âme à Emmanuel Macron.

Le premier tour de l’élection présidentielle a livré son verdict. Dans le Val d’Oise, Emmanuel Macron a été le candidat favori des électeurs en recueillant 25,31% des suffrages. Il devance Jean-Luc Mélenchon (23,97%) François Fillon (18,44%) et Marine Le Pen (17,19%).


Déclaration de Robert Ménard suite au résultat... par bvoltaire

 

Robert Ménard réagit aux résultats du premier tour. Il est atterré par la première place de M. Macron, dont l’élection marquerait le début d’un « Hollande saison 2 ». Et la droite, en appelant à voter Macron, forme un « syndicat des perdants » qui ne cherche qu’à conserver ses postes. Il faut, en votant Marine Le Pen, même si on a des désaccords avec elle, « donner un grand coup de pied dans la fourmilière ».