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L'abstention, loin de diminuer, a augmenté et quand les électeurs se sont davantage mobilisés ce ne fut que pour sanctionner les candidats du pouvoir. Les électeurs ont répété, avec plus de force encore, qu'ils en avaient assez de ce régime. Il n'est donc pas étonnant qu'au désastre du premier tour s'ajoute la catastrophe du second. On peut se demander, dans ces conditions, comment on a pu éviter le pire.

Ce n'est pas une « vague bleue » qui a déferlé, c'est un tsunami ! Le PS n’ayant gagné que quelques cités, en est réduit à se réjouir seulement des villes qu’il détenait, qu’il aurait pu perdre, mais qu’il n’a pas perdues, comme Strasbourg, Paris, Lyon ou Clermont-Ferrand... On se console comme on peut !

 

Mais, imperturbables, les ministres trouvent toujours des litotes pour éviter d’appeler un chat un chat et une déroute une déroute. Les électeurs ne sont que de petits télégraphistes qui, - nous assure Me Valaut-Belkacem, porte-parole du gouvernement - ont voulu envoyer un "message" au gouvernement ! Pour Michel Sapin aussi, ce n'est qu'un "message".

Non ! ce n’est pas qu’un message, c’est un uppercut ! A en croire Mme Royal, ce ne serait qu’un simple « avertissement » ! On croît rêver devant une telle persévérance dans l’aveuglement. Comment ces gens, intellectuellement malhonnêtes, peuvent-ils répondre aux attentes des électeurs en se bouchant les oreilles pour ne pas les entendre ? Les socialistes ne détiennent plus au­cun de leurs bastions populaires ; les derniers, dans le Nord, sont tombés, soit au profit de l’UMP, soit à celui de l’UDI ou du Front national.

La Droite récupère 155 municipalités de plus de 9.000 h que lui avait ravies le PS en 2008 et gagne de nombreux fiefs histori­ques de la gauche, parfois avec le concours d’un candidat socia­liste qui, au nom du « front républicain », s’est effacé, comme ce fut le cas à Avignon.

Le Front national confirme son succès : il emporte au moins 14 villes dont le 7è secteur de Marseille avec 150.000 habitants et 1.300 conseillers élus. Il est intéressant de constater que les victoires, au second tour, ne furent pas toutes là où on les annon­çait. Ni à Forbach, où se présentait le vice-président du Front na­tional Florian Philippot, ni à Saint Gilles, où Gilbert Collard était candidat et pas davantage à Perpignan, où Louis Aillot de­vait emporter le challenge.

A part Marine Le Pen, c’étaient pourtant les porte-parole les plus connus et les plus médiatiques du Front national. Il faudra analyser de plus près les circonstances locales qui ont conduit à leur échec, (mais avec un beau score toutefois !). 

Extraits de « Le Bulletin des Amis de l 'Information Libre » Ass.1901 – 23, rue Paul Vaillant-Couturier, 94700 MAISONS-ALFORT – Tél & Fax : 01 49 777 333 E-mail :   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.