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"[ L’égalité ] en France a perdu l’enseignement, détruit le système éducatif, mis à bas l’appareil de transmission culturel. La volonté de donner à tous la même éducation n’a assuré qu’une chose : que tous reçoivent la plus mauvaise, et que bientôt plus personne n’en reçoive aucune.  C’est ce que j’appelle l’enseignement de l’oubli et j’ai souvent souligné à quel point il était indispensable au changement de peuple, au Grand Remplacement...

[La] vérité, quelle est-elle ? Et pourquoi faut-il qu’elle soit tue ? Cette vérité, c’est le changement de peuple, le changement de civilisation, le changement d’histoire, pour le futur mais aussi pour le passé, puisque l’histoire de notre patrie est tous les jours réécrite sous nos yeux. (…) Le changement de peuple c’est maintenant. Le changement de civilisation c’est maintenant. Vous avez un peuple et quasiment du jour au lendemain, à l’échelle des peuples, en une génération, vous avez à sa place, sur son territoire, un ou plusieurs autres peuples. Vous avez une culture, une civilisation et en moins de temps qu’il n’en faut à un enfant pour devenir adulte, se développent sur le même territoire, par substitution, d’autres cultures, d’autres civilisations."

R. Camus

FIGAROVOX/TRIBUNE- Jacques Sapir réagit au documentaire de France 2 présentant le «roman de l'euro». L'économiste nous livre une autre version de l'histoire, celle d'un «cauchemar» dont il est urgent de sortir !


Jacques Sapir dirige le groupe de recherche Irses à la FMSH, et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Vous pouvez lire ses chroniques sur son blog RussEurope

 Le « roman de l'Euro », quel beau titre pour une soirée de propagande sur France-2 ! On nous a présenté donc comme un « roman » ce qui est, pour la majorité des Français, mais aussi des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Grecs, un véritable cauchemar.

Le «roman de l'Euro», quel beau titre pour une soirée de propagande sur France-2! On nous a présenté donc comme un «roman» ce qui est, pour la majorité des Français, mais aussi des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Grecs, un véritable cauchemar. Notons que les réalisateurs n'avaient pris aucun risque. Les voix discordantes étaient réduites au strict minimum. Et si l'on doit saluer le courage d'un Philippe Villin, toujours très battant sur ce terrain, le spectateur moyen est laissé dans l'ignorance du nombre important d'économistes qui ont exprimé, ou qui expriment aujourd'hui, leurs doutes quant à la survie et surtout l'efficacité de l'Euro. Des Bernard Maris, conseiller économique à la Banque de France, Bernard Mazier, Alain Cotta ou Frédéric Lordon, il ne fut donc pas questions, ni des quelques soixante-dix noms d'économistes européens ou américains. De «débat», il n'y eut que le nom, et cela est indigne, mais hélas très habituel, de la télévision publique mais aussi de la France en général.

L'Euro existe depuis 1999 pour ce qui concerne l'Euro bancaire et depuis 2002 pour la monnaie courante, ce que l'on appelle l'Euro fiduciaire. Jusqu'en 2008, soit jusqu'à la crise des subprimes, il a provoqué un fort ralentissement de la croissance sur les pays qui l'ont utilisé. On peut comparer les taux de croissance annuel entre pays de la zone euro et le reste des pays développés.

L'écart est, par an, de 0,5% à 0,7% avec la moyenne des pays de l'OCDE, qui incluse en fait les pays de la zone Euro. Cette situation s'est en réalité aggravée avec la crise, et l'on voit que dans la période 2007-2011, le taux de croissance annuel de la zone Euro est bien plus faible que celui des Etats-Unis, ou de la Suisse et de la Norvège. L'effet de freinage sur la croissance dû à l'existence de l'Euro est indéniable. Encore faut-il savoir que la zone Euro est elle-même très hétérogène. L'impact de la crise de l'Euro sur les divers pays mérite que l'on s'y attarde.

Un seul pays a vu son PIB s'accroître de manière conséquente par rapport à 2008, c'est l'Allemagne. La France stagne (avec un gain total pour l'ensemble de la période, soit 5 ans de 0,72%). Par contre la chute est importante pour les autres pays. Elle est impressionnante dans le cas de la Grèce (-23,3%) mais elles est très significative pour l'Espagne, l'Italie et le Portugal, et loin d'être négligeable pour un pays comme les Pays-Bas. Si l'on retirait l'Allemagne de la zone Euro, on verrait que le bilan global est encore plus négatif.

Mais, ces chiffres sont loin de nous dire l'ampleur réel du problème induit par l'Euro. La chute des investissements est encore plus spectaculaire, et cette fois elle est générale.

De 2008 à 2013, l'investissement, autrement dit la source même du progrès économique et social pour toute économie, s'est contracté dans tous les pays considérés. Cette contraction est très faible en Allemagne, significative en France et en Belgique, importante en Italie, aux Pays-Bas et au Portugal, et catastrophique en Espagne et en Grèce. Ces derniers pays sont ramenés au niveau d'investissement qui était le leur au milieu des années 1980. Il ne faut donc pas nourrir d'illusions quant à l'effet des politiques d'austérité. Ces dernières ont permis à certains de ces pays de retrouver une balance commerciale en équilibre, mais ce fut au prix d'une contraction drastique des importations. Compte tenu de l'effondrement des investissements dans ces pays, on doit s'attendre à des chutes importantes de la productivité qui vont faire réapparaître à bref délai un problème de balance commerciale.

Source: Base de donnée du FMI.

On voit, par contre, que l'Allemagne a un excédent important, et qui paraît même déraisonnable. L'Allemagne se fait tracter par le reste du monde, zone Euro incluse. Cette situation, elle la doit à l'Euro. Si l'Allemagne avait conservé le Deutschemark, ce dernier se serait réévalué au fur et à mesure des excédents commerciaux. Son taux de change serait probablement compris entre 1,50 et 1,55 dollars (ou USD) pour 1 DM. Mais, l'Allemagne bénéficie de l'Euro, et l'impact dépressif sur le taux de change qu'exercent les situations des autres pays. C'est pourquoi le taux de change de l'Euro, poussé à la hausse par les excédents allemands, mais à la baisse par les déficits des autres pays (dont la France) voit son taux de change évoluer entre 1,35 et 1,40 USD. Ce taux est excellent pour l'industrie allemande, mais bien trop fort pour les autres pays, qui doivent pour s'ajuster sacrifier leurs importations et leurs investissements. Un taux de 1,10 USD correspondrait à ce qui serait nécessaire pour la France, et pour l'Italie et l'Espagne, des taux compris entre 1,05 USD et 0,95 USD assurerait une bonne compétitivité sans avoir à sacrifier le long terme, par la compression des investissements. On mesure immédiatement qu'il ne peut y avoir de taux de change unique correspondant aux différentes économies. L'écart des taux de change d'équilibre pour les différents pays, et sans inclure la Grèce, va de 0,95 à 1,55 USD. L'ampleur de cet écart signe l'impossibilité de faire fonctionner la monnaie unique sans provoquer une catastrophe en Europe, et au-delà dans l'économie mondiale. Car, l'impact des politiques d'austérité qui n'ont été mises en œuvre que pour «sauver» l'Euro dépasse de loin les frontières de l'Europe . En fait, la zone Euro exerce une effet dépressif sur l'ensemble de l'économie mondiale.

L'impact social de l'Euro est aussi catastrophique, en particulier, mais pas uniquement, dans le domaine du chômage.

Source: Base de donnée du FMI

La prise de conscience de la catastrophe induite par l'Euro sur l'économie européenne commence à être perçue, que ce soit par les gouvernements ou par les agents privés. De fait, aujourd'hui, le marché des dettes tant publiques que privées, tend à se fractionner, et l'on est revenu à la situation de 2000. Il faut ici rappeler que le marché des dettes était le seul sur lequel on avait pu noter une réelle convergence. Cette dernière est désormais effacée.

Il ne faut donc pas s'étonner si des voix s'élèvent pour demander une baisse du taux de change de l'Euro face au Dollar, et en particulier en France. Mais, si l'économie française qui est l'une des moins intégrées dans la zone Euro pourrait en tirer quelques profits, cela ne résoudrait nullement le problème de l'Italie ou de l'Espagne. Or, qui peut croire que la croissance reviendrait en France si ces deux pays sont en dépression?

Mais, les calculs réalisés au Ministère des Finances, et dont Arnaud Montebourg s'est fait l'écho au début de cette année avec une déclaration importante au journal les Échos, dans une interview sur le site internet , ont l'immense intérêt de montrer de manière incontestable que nous aurions grand intérêt à sortir de l'Euro. Les taux de croissance qui sont indiqués par la DGTP (Direction Générale du Trésor et de la Prévision), soit 1,2% de croissance la première année et 0,6% la seconde en cas de dépréciation de 10% de l'Euro correspondent d'ailleurs aux valeurs «hautes» du modèle qui a été publié en septembre dernier. Nous tablions, pour une dépréciation de 20% de la monnaie française (et non de l'Euro seulement) sur un gain direct de 2,5% à 2,8%, et un gain indirect total de 4,5% à 6% par an se répétant pour les 3 premières années .

La seule solution raisonnable, celle qui mettrait fin au cauchemar de l'Euro, serait une dissolution concertée de ce dernier. Il faut souhaiter qu'elle soit prise le plus rapidement possible, car le désastre imposé par l'Euro n'a que trop duré.

La solution dite de «dépréciation» de l'Euro se heurte à plusieurs obstacles. D'une part, on ne «déprécie» pas si simplement la monnaie correspondant à une zone économique qui est en excédent commercial (du fait de l'Allemagne). On peut certes faire l'équivalent d'une «quantitative easing» à l'européenne, c'est-à-dire obliger la Banque Centrale Européenne à racheter des montants importants de dettes publiques pour injecter de la monnaie et, par un processus de marché, comme il y aurait plus d'offre d'euros que de demande, provoquer une baisse du cours par rapport au Dollar et au Yen. Mais, un tel programme rencontrera l'opposition absolue de l'Allemagne. En effet, l'article 88 de la loi fondamentale allemande interdit à la Banque Centrale de prêter à l'État, et la cour de Karlsruhe a statué que les pratiques de la BCE ne doivent pas violer la constitution allemande. D'ailleurs, le problème se pose dès aujourd'hui à propos du programme Outright Monetary Operation envisagé par Mario Draghi, le président de la BCE, dont la légalité au regard de la loi allemande et du statut de la BCE est mise en cause par 6 juges sur 8 . Enfin, il faudrait que la BCE adopte de manière claire une politique de ciblage du taux de change (et du taux de change réel par surcroît), ce qu'elle s'est toujours refusée à faire. On peut le déplorer, mais il faut le constater, il n'y a pas de majorité qui permette de faire changer de politique la BCE. Sauf à expulser l'Allemagne de la Zone Euro, rien ne sera possible dans la Zone Euro.

On le mesure alors. La seule solution raisonnable, celle qui mettrait fin au cauchemar de l'Euro, serait une dissolution concertée de ce dernier. Il faut souhaiter qu'elle soit prise le plus rapidement possible, car le désastre imposé par l'Euro n'a que trop duré.

Source: FigaroVox:  

La triple fracture que connaît l'UMP est d'ordre sociologique, idéologique et stratégique. Sociologiquement parlant, la distorsion entre les électeurs et les élus s'est explicitement manifestée, l'année dernière, à l'occasion de la contestation de la loi Taubira ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Effarée, toute une partie de la droite s'est rendue compte qu'elle était représentée par un personnel politique qui ne partageait pas ses idées. Mais, l'évolution des mœurs et les questions de bioéthique ne sont pas les seuls sujets pour lesquels il existe une divergence profonde entre le «peuple de droite» et son élite politique. En 2005, le non (majoritairement de droite) l'avait emporté lors du référendum sur le TCE (Traité établissant une constitution pour l'Europe) alors que le Congrès avait voté, par anticipation, la révision de la constitution que la ratification de ce traité aurait rendue nécessaire et que, par la suite, le traité de Lisbonne l'a, pour l'essentiel, repris.

L’abbé Laurent Stalla-Bourdillon, Directeur du Service Pastoral d’Etudes Politiques et Curé de Sainte Clotilde à Paris, vient de publier une note sur « La conscience religieuse en politique ». La voici :

« Les questions religieuses suscitent l’embarras dans l’espace public français. L’idée s’est répandue que ce sujet relève d’une sphère purement privée. La suspicion médiatique nourrit la frilosité des politiques pour qui la religion n’a donc pas de place dans la vie politique, laïcité oblige. Il semble urgent de retourner la question avant que cette méprise n’engendre des ruptures plus dommageables encore. La crise identitaire que connaît actuellement la France, nous engage à redire que les identités sont avant tout le fait de cultures. Un européen est identifié comme tel non pas tant à partir de son appartenance territoriale à un Etat d’Europe, mais à partir de la culture de son pays. Or la culture est de près ou de loin, la manière dont une personne élabore un sens à l’existence, pense la vie et la mort et l’exprime de différentes manières. La culture est toujours ce par quoi une société répond à une question, laquelle est spirituelle. Notre perte d’identité relèverait donc d’une surdité spirituelle. En d’autres termes, nous ne nous posons plus assez de –bonnes – questions pour savoir qui nous sommes, pourquoi et comment vivre ensemble.

Le dernier sondage réalisé par l’institut ComRes place le Labour party (Parti travailliste) et l’UKIP de Nigel Farage au coude à coude en tête des prochaines élections européennes. L'UKIP est l'équivalent britannique du FN. Les Conservateurs de David Cameron restent stables à 22 %, tandis que les libéraux-démocrates plafonnent à ​​8 %.. UKIP 30 %  Parti Travailliste 30 %  Conservateurs 22 %  Libéraux démocrates 8 %  Autres 10 %.

Sondage CSA-BFMTV-Nice Matin du 15 mai. Avec 25 % des voix, le FN progresse d'un point tandis que l'UMP recule de 1 point à 21 % par rapport au même sondage réalisé il y a deux semaines. Le PS est à 18 % (- 2). L'alliance UDI-MoDem se maintient à 9 %, Europe Écologie-Les Verts gagne 1 point à 8 % et le Front de gauche est à 6,5 % (- 1).

Extrait du discours d'Aymeric Chauprade, prononcé mardi dernier au Chesnay :

"Notre souveraineté, depuis 1500 ans, faisait de la fille aînée de l'Eglise, l'un des plus puissants pays du monde : un pays respecté, imité, aimé qui a perdu peu à peu le droit de gouverner son destin et de peser dans l’Histoire par lui-même. Le premier bilan que nous pouvons faire de l’Europe est celui de la dispersion à tous vents de notre souveraineté nationale : notre économie est partie à Bruxelles, notre monnaie à Francfort, notre Justice au Luxembourg, notre géopolitique à Washington…

Evidemment, en cette période électorale, l’UMPS échafaude mille projets de nouvelle Europe…mais de quelle Europe ?Election européenne après élection européenne, traité après traité, l’UMPS a accompagné le même processus communautaire visant à nous déposséder de notre souveraineté, transformant nos régions en Lander gouvernés par des roitelets européistes dont la seule obsession est de détruire l'Etat-nation. L’UMP en campagne brandit l’étendard d'une Europe des nations alors même que le PPE, groupe auquel elle appartient au Parlement européen, vote depuis toujours 100% des transferts de souveraineté !

Selon un sondage TNS-Sofres, l’UMP pointe à 21%, le PS à 16% et le FN recueille 25% des intentions de vote. La multiplication des listes ferait chuter les partis traditionnels. Dans la plupart des huit circonscriptions régionales en France, plus de 25 listes sont en compétition. Leurs scores sont souvent très faibles mais cela suffit pour faire baisser tant l’UMP que le PS et le FN. C’est le parti de Copé qui recule le plus par rapport à la précédente enquête de la Sofres, début avril. Il perd 4 points à 21% et abandonne du même coup la pôle position au FN qui avec 25% recule d’un seul point.

Selon le sondage Eurobaromètre, 59% des Européens n’ont plutôt pas confiance dans l’UE (contre seulement 32%). (…)

L’Eurobaromètre spécial publié ce lundi s’appuie sur un échantillon représentatif de citoyens des 28 États membres de l’UE. Au total, près de 28 000 citoyens âgés de 15 ans et plus ont été interrogés entre le 15 et le 24 mars 2014.

Sans surprise, 81% des Grecs et 74% des Chypriotes n’ont pas confiance dans l’UE. Au Portugal et en Espagne, deux autres pays durement touchés par la crise, respectivement 70% et 67% des citoyens n’ont pas confiance dans l’UE. La France et l’Allemagne, sensées être les moteurs de l’Europe, connaissent également un effondrement de la confiance spectaculaire: une majorité de citoyens (respectivement 63% et 59%) n’ont pas confiance dans l’UE. 28% des Français et 31% des Allemands affirment au contraire avoir confiance dans l’UE.[...]

L’Essentiel

Avec l'interview de Henri Guaino:

Source: Nicolas Dupont-Aignan:  

Aujourd’hui, après les épisodes grecs et irlandais, la sortie de l’euro n’est plus une chimère. Ce qui était inenvisageable hier est devenu inévitable. Il est donc temps de se préparer à sortir de l’euro car la dislocation de la monnaie unique pourrait arriver encore plus tôt que nous l’avions prévue. 
Debout la République, à l’avant-garde sur ce thème, s’est posé depuis longtemps les questions que les médias, les dirigeants politiques et le grand public se posent aujourd’hui. Si nous avons été tant critiques à l’égard de cette monnaie, c’est que nous savons qu’une autre issue est possible.
Parce que la politique ce n’est plus subir les événements mais les prévoir et s’y préparer, nous répondons aux questions légitimes que vous vous posez sur l’après euro.