Le 7 mai 2017, les Français vont-ils reprendre leur destin en mains ?

Alors même que l’Union européenne semble avoir définitivement pris le pas sur la souveraineté des Etats, les oppositions nationales ne faiblissent pas pour autant.
Quatre députés « eurosceptiques » issus de 4 pays différents (Angleterre, France, Belgique, Italie) prennent la parole au cours du reportage ci-dessous :
- Jill Seymour (UKIP) est anglaise et député européen depuis cette année.
- Gerolf Annemans est Belge et président du Vlaams Belang. Cette année il a été élu député européen pour la première fois.
- Mario Borghezio est député européen depuis 2004 et membre de la Ligue du Nord, en Italie.
- Bruno Gollnisch (FN) est français et député européen depuis 25 ans.
Ils évoquent les conséquences des politiques européennes sur le quotidien des citoyens européens. Deux domaines sont particulièrement évoqués : la mondialisation économique imposée par l’Union Européenne et les conséquences sociales qui en découlent ; l’ouverture des frontières avec la signature de l’accord de Schengen en 1985. 
 

L’autre semaine, les socialistes, les sociaux démocrates et les Verts ont voté pour le libéral Jean-Claude Junker comme président de la Commission de Bruxelles tandis que les libéraux et les conservateurs se sont prononcés en faveur du social démocrate Martin Schultz pour présider le parlement européen. Vous en souvenez-vous ? Ces deux-là étaient des adversaires, il y a quelques semaines encore lors de la campagne pour les Européennes, leurs partis respectifs assurant que la face de l’Europe en serait modifiée suivant que l’on voterait pour l'un ou pour l’autre ! Rien n’est changé.

Il y a des lustres que socialistes et libéraux se font la courte-échelle pour cogérer les institutions européennes. Et, comme lors des sessions précédentes, un accord prévoit que, dans deux ans, Schultz cédera son fauteuil à un libéral. Ils sont in-terchangeables, vous dis-je...

Actuellement, les cogérants de l’Europe ne se disputent que les postes de commissaires européens puisqu’ils veulent tous la même Europe ; il n’y a pas de débat de politique, il n’y a que la lutte pour les places et leurs juteuses rémunérations.

Lu sur ihsnews :

"Jean Claude Juncker, le candidat de la droite à la présidence de la Commission Européenne est à l’origine d’un projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels

JIl est étonnant de voir à quel point la droite française qui manifestait contre le mariage homosexuel n’a pas communiqué sur ce sujet. Il faut dire que dans certains cas, l’esprit de parti fait plus que frôler la schizophrénie. On comprend mieux aussi l’opposition ferme du Premier Ministre hongrois, à l’égard de Juncker. Outre le désaccord sur certains aspects politiques et économiques, Orban, farouche opposant au mariage homosexuel ne peut soutenir Juncker qui avait soumis à l’époque le projet de loi adopté mercredi par la Commission Juridique des députés du Grand-duché de Luxembourg.

En 2010 donc le gouvernement de Jean-Claude Juncker déposait un projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Si au début de l’année, l’annonce du vote avait été envisagée pour l’été, il a finalement été décidé d’avancer la date à la mi-juin.

Le texte mis en place par l’équipe de Juncker constitue une réelle attaque de l’institution qu’est le mariage. Il ne se limite pas (ce qui serait déjà conséquent) à la question du mariage homosexuel, mais abolit également le divorce pour faute, libéralisant sur le plan théorique un peu plus le divorce dans le Grand-duché. [...]"

Source: Le Point.

Pour Charles Consigny, le rejet de l’immigration de masse est facteur important du score du Front national. On ne peut pas lire les 25 % du Front national sans s’éclairer des lumières de l’immigration de masse, qui a transformé à son insu un peuple qu’on n’a guère consulté sur le sujet.

"Trois jours avant le résultat des élections européennes, c'est un chanteur Yannick Noah, hollandiste convaincu, qui s'était fendu d'une déclaration fracassante: «Je soutiens toujours François Hollande. ... C'est simple, si le FN arrive arrive en tête aux élections Européennes, je quitte la France». 

Devant une menace aussi impressionnante, il est étonnant qu'un quart des Français aient voté FN...

Jean-Marie Le Pen déclare dans Présent :

"Or je suis un adversaire résolu de l’Union européenne et ceci depuis longtemps. En 1957 j’ai voté contre le marché commun, contre le Traité de Rome. Non pas que le Traité de Rome soit apparemment agressif, il pouvait même apparaître comme une espèce d’avantage économique et commercial. Mais je me suis donné la peine de lire les livres de M. Coudenhove-Kalergi, président du mouvement PanEuropéen, et de M. Monnet. La démarche était clairement décrite : ce traité est la première marche qui doit conduire aux Etats-Unis d’Europe, à l’instar des Etats-Unis d’Amérique. Je considérais que cette opinion était non seulement stupide mais criminelle. Qu’il n’y avait rien de commun entre l’Espagne et la Floride, entre la Californie et l’Allemagne ou entre la France et le Connecticut, bien sûr.

Par conséquent, j’ai été méfiant dès le début. En espérant toujours qu’il serait peut-être possible de construire une Europe des nations. C’est-à-dire une coordination de nations souveraines mais ayant entre elles des relations étroites qui permettraient des réalisations comme nous les avons faites pour Airbus ou pour Ariane, dans lesquelles l’Union européenne n’a strictement rien à voir. Progressivement j’ai vu s’élaborer avec mes collègues une structure bureaucratique de plus en plus lourde, de plus en plus coûteuse, une espèce de diplodocus politique avec une petite tête et un énorme derrière, d’une inefficacité totale. Tout à fait incapable de défendre des frontières mais en même temps nous interdisant d’en avoir. Et privant progressivement la France des éléments de sa souveraineté."

A propos du grand mouvement de réaction, il déclare aussi :

"ce grand courant d’ailleurs étonnant, inopiné [...] témoigne de l’extraordinaire capacité de réaction des Français. C’était presque inespéré. En y réfléchissant j’avais été frappé l’année précédente par l’intensité du flot de jeunes qui marchaient vers les JMJ. Il y avait là un phénomène étonnant dans ce monde complètement décérébré : ces jeunes qui allaient ensemble dans la même direction spirituelle. C’était je crois, l’ossature et les prémices de ce qu’allaient être les réactions massives, par centaines de milliers et plusieurs fois de suite, de la Manif pour tous. Je parlais tout à l’heure de ces faits qui, dans l’histoire de la France, ont témoigné de sa capacité de sursaut. Je pense que cette manifestation-là est une raison d’espérer.

Nouvelle claque pour le Parti socialistenouvelle percée pour le Front national pour ces Européennes.

 

Selon les chiffres quasi définitifs du ministère de l'Intérieur, diffusés dans la nuit de dimanche à lundi, le parti de Marine Le Pen arrive en tête avec 25,01% des voix, devant l'UMP (20,79%) et loin devant le PS (13,99%). Derrière, on retrouve l'alliance UDI-Modem (9,89%), EELV (8,93%) et le Front de gauche (6,34%). 

Dans un scrutin traditionnellement défouloir et marqué par une abstention massive (près de 6 Français sur dix ne se sont pas déplacés), le FN arrive en tête pour la première fois dans une élection nationale depuis sa création en 1972. En sièges, son succès est encore plus net :  le parti de Marine Le Pen multiplie par huit le nombre de ses députés européens d'une élection sur l'autre ! Sur les 74 sièges dévolus à la France au Parlement de Strasbourg, le FN en obtient en effet 24 (contre 3 en 2009), l'UMP 20 (contre 29), le PS 13 (contre 14), l'UDI-MoDem 7, EELV 6, le Front de gauche 3 et les divers gauches un seul.

Dans cette interview, Alain Lamassoure se fait une gloire d'avoir "tenu bon pour supprimer les contrôles aux frontières". Il est donc très directement responsable des frontières passoires que l'Union européenne a imposées aux Etats ayant signé les accords de Schengen. Alain Lamassoure est la tête de liste Ile-de-France pour l'UMP aux élections européennes.

C'est ICI  (vidéo de 1.45 min)

Enquête Harris INteractive pour « le Parisien »

Crédité de 23,5% des intentions de vote, le FN reste en tête. Mais avec une légère baisse de 1,5 point par rapport au sondage précédent, le FN voit l'UMP se rapprocher - même si son score reste inchangé. C'est du côté du Parti socialiste que l'on observe la plus forte perte de vitesse: avec 16% d'intentions de vote, le parti perd deux points en une semaine.

La tribune de Nicolas Sarkozy sur l'Europe prolonge le comique de répétition de l'ancien président de la République qui, tous les six mois depuis des années, vient refaire les mêmes promesses aux Français.

Durcir Schengen ? Nicolas Sarkozy a fait cette promesse quand il était ministre de l'Intérieur entre 2002 et 2007, puis pendant la campagne présidentielle de 2007, puis encore durant son quinquennat à plusieurs reprises, et enfin en 2012 pendant sa seconde campagne présidentielle. Il n'en a bien sûr jamais rien fait, laissant l'Europe devenir une passoire de plus en plus trouée et organisant vers la France une immigration aussi massive qu'avec le PS.