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Combien de fois les majorités défaites n'ont-elles pas lancé au soir de la déroute (~30 départements pour la gauche contre pour la droite) : « Nous avons entendu le message » ? Leurs leaders le répètent en boucle tout au long des soirées électorales. Ces redites sont appelées « éléments de langage » en patois bobo. C'est ce qu'a fait Manuel Valls dimanche soir : « il a entendu le message... », nous a-t-il dit. Il veut nous faire croire que ses oreilles sont enfin débouchées ! Le message des Français n'est pourtant pas nouveau ; ils ne cessent de le répéter. Ils l'ont fait entendre il y a un an lors des municipales et même auparavant lors des législatives partielles toutes perdues, sauf une et de justesse, par le parti socialiste !

Oui, le message est inchangé : "on en a assez, on ne veut plus de vous qui, sur tous les... fronts, allez d'échec en échec, ruinant la France, appauvrissant les plus humbles comme les classes moyennes tandis que ceux qui en ont les moyens s'exilent sous d'autres cieux. Assez, peut-être surtout, que le pouvoir laisse complaisamment s'installer et prospérer sur le sol de notre pays chrétien un islam qui veut nous imposer ses mœurs et sa loi..."

S'ils avaient déjà entendu ce message-là, ni Valls, ni les autres ministres ne seraient encore là pour nous enfumer de leurs mensonges. Hollande aurait dissous l'Assemblée nationale ; peut-être aurait-il eu le courage de démissionner lui-même. Nous en aurions fini de voir ces marins d'eau douce s'agiter sur ce « pédalo » ivre, devenu le radeau de la méduse, qu'est le gouvernement socialiste. Chaque jour qui passe avec eux est un malheur de plus pour la France. certes, que les Français ne voient pas la couleur de cette amélio

Pourquoi ce nouvel échec électoral ? A cause de la « désunion de la gauche » a assuré le premier ministre ; ce n'est donc pas sa faute, c'est celle des autres. Il confond la cause et la conséquence. N’est-ce pas parce qu'il a déçu jusqu'à ses amis de gauche que son camp est désuni ? C'est de son échec que les autres formations de gauche ne veulent pas être solidaires. Qui voudrait à présent embarquer sur le Titanic hollandais ?

Le chef du gouvernement n’ignore pourtant pas que le vote de dimanche, comme les précédents, sanctionnait sa politique. Ses candidats ont subi une défaite sans précédent dans un pareil scrutin sous la Vé République.

D’ailleurs le mot « défaite » est trop faible. En réalité, c'est un tsunami électoral emportant tout sur son passage, jusqu'à des fiefs acquis à la gauche depuis des décennies qui ont sombré. Et même ceux très symboliques du président de la République en Corrèze, de Manuel Valls dans l’Essonne.

Pourtant, nous dit le premier ministre battu et content, les bilans des « exécutifs étaient bons ». C'est donc que les électeurs ne visaient pas d'abord les élus locaux mais lui et son gouvernement ainsi que Hollande, ses pompes et ses œuvres !

Et que Valls entend-il faire maintenant ? Conduire la même politique qu’auparavant, ce qui, par définition, aboutira au même échec. Il compte sur la méthode Coué pour nous amadouer en assurant que la situation de la France s'améliore, si, si ! Il confesse, certes, que les Français ne voient pas la couleur de cettte amélioration mais il nous demande encore un peu de patience, cela va venir. C'est ce que nous dit Hollande depuis trois ans.

Il a annoncé l'inversion de la courbe du chômage et tous les ans, il va clamant « la reprise est là ! La croissance est à nos portes ! » Mais on ne voit toujours voir rien venir.

Que le pouvoir se méfie ! La révolte, le dégoût, la colère du peuple s'expriment encore pour le moment par les urnes. Mais, à force de lui mentir, de mépriser sa voix, de se moquer de lui et de sa souffrance, sa colère se manifestera un jour dans la rue et, hélas ! cette fois, par la violence.

Source: Le bulletin des amis de l'information libre.