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Il aura fallu un peu plus de temps que pour d’autres circonscriptions, mais la commission nationale des investitures (Cni) des Républicains a tranché. Mercredi 1er février, la nouvelle est tombée et a été rapidement diffusée. Claude Bodin a été investi comme candidat sur la 4e circonscription (cantons d’Ermont, Eaubonne, Franconville, Saint-Leu-la-Forêt).

Le conseiller régional d’Île-de-France, adjoint au maire de Franconville et secrétaire départemental des Républicains du Val-d’Oise était face à Sébastien Meurant, maire (Lr) de Saint-Leu-la-Forêt et conseiller départemental.

Il faudra encore patienter pour savoir qui défendra les couleurs des Républicains dans la 4e circonscription du Val-d’Oise (Eaubonne, Franconville, Ermont et Saint-Leu-la-Forêt) pour les élections législatives des 11 et 18 prochains. Le conseil national du parti, qui devait délivrer les investitures ce samedi, n’a pas tranché sur ce cas épineux. « Cela sera fait dans le mois qui vient, annonce Axel Poniatowski, président des Républicains du Val-d’Oise. C’est une situation complexe, on prend le temps de la réflexion. » Pour rappel, deux candidats veulent obtenir l’investiture : le maire et conseiller départemental de Saint-Leu-la-Forêt Sébastien Meurant, qui souhaite briguer un ticket à l’assemblée nationale pour la première fois, et le conseiller régional et maire adjoint de Franconville Bodin, qui veut retrouver un fauteuil qu’il a occupé de 2007 à 2012, avant sa défaite face au socialiste Gérard Sebaoun.

"Le catholicisme est en train de sortir des profondeurs dans lesquelles la société l'avait enfoui depuis une trentaine d'années. Les agressions terroristes, le fait que les Français soient désignés comme des croisés par Daech, et, dans un registre différent, la façon dont les réformes sociétales ont été imposées engendrent une réaction à un moment donné. Et l'identité catholique ressurgit. Cela fait quinze siècles que notre pays est façonné par l'Église catholique et pendant cette longue période historique tous ceux qui furent à sa tête furent habités par cette religion – y compris Bonaparte, tout agnostique qu'il fut. Même les Lumières et la Révolution française furent un surgeon de cette identité.  Camille Pascal dans Le Point.

C'est aux prochaines Législatives que l'on verra un nouveau parti, Civitas, promouvoir des candidats se réclamant de la Doctrine sociale de l'Eglise. Civitas se présente comme "un parti catholique, patriote, pro-vie et pro-famille qui défendra la France chrétienne, œuvrera à l’arrêt de l’immigration et à l’organisation de la remigration,  mettra en place une politique de préférence nationale,  bataillera contre l’avortement, l’euthanasie, la dénaturation du mariage et la théorie du genre."

Les élections législatives de juin sont déjà dans toutes les têtes des politiques. Ainsi, Les Républicains du Val-d’Oise ont d’ores et déjà donné leur investiture sur neuf des dix circonscriptions que compte le département (lire encadré). Un seul dossier pose encore problème et attend le verdict du conseil national qui se réunira ce samedi. Il s’agit de la quatrième circonscription, visée par le maire de Saint-Leu-la-Forêt Sébastien Meurant et le conseiller régional Claude Bodin.

Les deux élus briguent en effet le fauteuil aujourd’hui détenu par le socialiste Gérard Sebaoun, par ailleurs candidat à sa propre succession sur une circonscription qui réunit Eaubonne, Ermont, Franconville et Saint-Leu-la-Forêt...

Source: la Gazette du val d'Oise

Surprise : Francis Delattre, sénateur-maire (Lr) de Franconville, soutient, avec dix-huit autres élus de la majorité de Franconville (sur trente élus), Sébastien Meurant, maire (Lr) de Saint-Leu et conseiller départemental, pour qu’il soit le candidat investi pour les élections législatives de 2017 sur la 4e circonscription. Un choix au détriment de Claude Bodin, autre candidat déclaré. Le conseiller régional et ancien député de la circonscription (2007-2012) n’est autre que le 2e adjoint au maire de Franconville. Il avait été battu en 2012 par Gérard Sebaoun (Ps)...

« S’agissant de la 4e circonscription, l’investiture du candidat Lr a été mis en attente, la Commission nationale des investitures n’ayant pas tranché entre les deux candidats déclarés, Claude Bodin et Sébastien Meurant, deux candidatures de qualité et complémentaires. Le vote devrait intervenir à l’automne », explique le président de la fédération des Républicains du Val-d’Oise, le député-maire Axel Poniatowski...

Les Républicains en ordre de bataille pour les législatives de 2017. La CNI vient d’attribuer ses investitures dans le Val d’Oise. Sans surprise, Philippe Houillon (1ère circonscription), Axel Poniatowski (2e circonscription) et Jérôme Chartier (7e circonscription) ont obtenu le droit de défendre leur mandat. Sur la 6e, les instances nationales ont décidé d’accorder leur confiance à Luc Strehaiano, maire de Soisy-sous-Montmorency et VP délégué du département. Le maire d’Argenteuil Georges Mothron, ancien député 5e circonscription du Val d’Oise, aura à cœur lui de retrouver son siège perdu en 2012 au profit du socialiste Philippe Doucet.

Sur la 4e circonscription, la question n’est en revanche toujours pas tranchée. Deux prétendants ont fait part de leur volonté d’être candidat : Claude Bodin, conseiller régional et ancien député de la circonscription, et Sébastien Meurant, conseiller départemental et maire de Saint-Leu-la-Forêt. Les instances du parti devront se prononcer prochainement.

Source RTL chez Jean-Michel Apathie, après l'élection du Doubs, voici Bruno Lemaire:

La longue confession des UMP continue, avec ce matin Bruno Lemaire: "Nous devons d'abord reconnaître devant les électeurs que depuis 30 ans - 40 ans nous n'avons pas fait le travail qu'attendaient les Français, nous n'avons pas résolu leurs problèmes, nous avons dégradé la parole politique à force de renoncements, de contradictions, d'approximations, de grandes déclarations jamais suivies d'effets pour combattre le chômage, aider les jeunes à trouver un emploi... Nous devons reconnaître que la vie des Français se dégrade, il y a plus de chômage il y a plus de pauvreté. Il y a des difficultés de plus en plus importantes dans le pays et nous devons le reconnaître avec humilité..."

Manifestement, ces politiciens n'en tirent pas la conclusion qu'ils doivent laisser la place à d'autres approches de la gestion de notre pays, à d'autres responsables plus capables.

Selon un sondage réalisé circonscription par circonscription par CSA pour «Le Figaro», si des élections législatives avaient lieu aujourd'hui, la gauche serait au tapis. 

En terme d'intentions de vote au premier tour, le rapport de forces serait le suivant : 24% à l'UMP, 23% au FN, 18% au PS, 12% au centre, 8% au Front de gauche et 7% aux écologistes.

La droite sortirait grande gagnante, puisque l'UMP et l'UDI remporteraient, selon cette étude, entre 485 et 505 sièges, contre 227 actuellement. Ensemble, le PS, les Radicaux de gauche, EELV et le Front de gauche ne totaliseraient qu'entre 56 et 66 sièges. le FN obtiendrait entre 14 et 24 sièges.

Dans l'hypothèse d'un scrutin à la proportionnelle intégrale, sur la base de listes constituées dans chacune des 13 futures régions métropolitaines, l'UMP et l'UDI n'obtiendraient qu'une majorité relative de 208 à 248 sièges, devant la gauche (180 à 220 sièges) et le Front national (138 à 158 sièges).

Le retour de l'UMPS

L'élimination du PS au premier tour des Législatives partielles dans l'Oise amène le PS à appeler à barrer la route du FN pour le second tour. Des ténors de l'UMP lui emboitent le pas en appelant à faire de même. Voilà qui ne surprendra pas ceux qui pensent que l'UMP et le PS ont sur la plupart des sujets la même politique, comme en attestent leurs votes au Parlement européen. Dans la situation présente, ces "appels" ne font que contribuer à accréditer l'idée que le FN est bien l'alternative aux partis qui gouvernent depuis trente ans et accroissent les deficits et la dette sans discontinuer.

De Maxime Tandonnet :

"La vie politique française marche lentement mais sûrement vers un état de sclérose généralisée. La classe dirigeante se fige en blocs hermétiques qui se haïssent, ne se parlent pas sinon pour s’injurier. [...]

Les dirigeants, faute de pouvoir ou de vouloir agir dans ce climat d’immobilisme, mettent en avant les symboles, les emblèmes comme des leurres qui attirent l’attention mais ne servent à rien, détournent des vrais sujets : réduire de 30% les salaires des ministres, taxer à 75% les hauts revenus, adopter des codes de déontologie, etc. Ou bien ils pratiquent l’incantation. Ce n’est pas parce que l’on répète cent fois le mot croissance qu’elle va revenir.

Les grands sujets de la société française sont totalement évacués, érigés en tabous, en interdits absolus. Les questions qui préoccupent les gens sont diabolisées : les frontières, la lutte contre les délocalisations, les disparitions d’emplois, la montée des violences, la question de l’immigration. D’ailleurs, plus personne ne parle de ce dernier thème mais chaque année s’accumulent toujours 200000 migrants supplémentaires, dont beaucoup ne parlent pas le français et n’ont pas de formation professionnelle. On les laisse s’installer, sans perspective de travail – alors que le pays compte 10% de chômeurs – et se concentrer derrière les hauts murs de la « banlieue » et  dans les « cités interdites » ce qui permet d’occulter la réalité, jusqu’à l’inévitable explosion.

On nage dans la Tartufferie. Une sorte de terreur pèse sur la société française : celui qui effleure la vérité, se contente de dire les faits, est qualifié d’immonde raciste. Une affreuse inquisition, police des consciences se met en place (dont Mme Morano a été victime). Du coup, voit-on apparaître les froussards de l’ancienne majorité, qui cèdent à ce chantage et les rares courageux qui semblent y résister. En attendant, ce n’est plus un fossé mais un abîme qui se creuse entre le microcosme et les citoyens.