En 2017, les Français vont-ils reprendre leur destin en mains ?

Coup de gueule d'un ingénieur  responsable EDF concernant le 20h sur TF1 :   

"Un illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d'énergie. Nous prenant pour des  débiles mentaux profonds ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses  de nos appareils électriques,...

"Le suicide français", que vous devez vous procurer d'urgence si vous ne le possé­dez pas encore, n'est pas seulement un livre: c'est le symbole de la reprise du pouvoir culturel par la droite de conviction. Nicolas Domenach parle de zemmourisme. Jean-Chris­tophe Cambadélis agite l'épouvantail de la zemmourisation des esprits. L'un et l'autre, le journa­liste démo-chrétien de gauche et l'actuel secrétaire du Parti socialiste disent la même chose avec ces néologismes embarrassés : les idées de Zemmour sont devenues les idées de tout le mon­de. Ils n'osent d'ailleurs pas se poser la vraie question: savoir si ce n'est pas l'inverse, si ce ne sont pas les idées du peuple que Zemmour a su ramasser sur le sol et catalyser dans ce livre somptueux sur nos Quarante piteuses, 1970-2010. Le populisme, dont Zemmour se réclame désormais explicitement, c'est pourtant bien cela: donner une voix au peuple...
 
Ceux qui s'affolent de la prise de parole d'Eric Zemmour, ce sont ceux que le peuple affole :
 
Jean-Yves Le Gallou a ouvert les travaux en posant la question « Qui sont les censeurs ? Qui sont les dictateurs ? ». Reprenant les exemples qu’il citait dans la présentation de la Journée diffusée sur son site le 16 octobre, il a mis en évidence que c’est en France qu’un Jack Lang avait pu instaurer un corps d’inspecteurs de la création artistique, qu’un libraire se voit cloué au pilori sur une radio d’Etat pour avoir diffusé des ouvrages de Dominique Venner ou d’Alain de Benoist, qu’un directeur d’un grand musée est « recadré » pour être intervenu sur Radio Courtoisie. C’est encore en France que les mondes des bibliothèques municipales et des livres pour enfants sont aux mains des « petits flics de la pensée », qui font peser sur eux la chape du politiquement correct.

A Saint-Leu, on se souviendra de la protestation du conseiller municipal Malacain qui, dans sa tribune de "Dans ma ville", demande que tous les courants de pensée soient représentés à la médiathèque Georges Pompidou.

"J'ai dû constater par moi-même à la médiathèque de Saint-Leu l'absence totale de publications favorables au RBM, qui a pourtant eu les faveurs d’un électeur saintloupien sur cinq.

J’attends de la médiathèque une sélection équilibrée de la Presse, reflétant la diversité des opinions politiques de l'électorat. J'ai adressé une lettre en ce sens au Président de Val-et-Forêt et au Maire de Saint-Leu."

Une discussion passionnante !

Eric Zemmour, journaliste et écrivain, auteur de « Le Suicide français » chez Albin Michel, a répondu aux questions de Ruth Elkrief sur son nouveau livre. Depuis le début de sa commercialisation, il se vend à 5.000 exemplaires par jour. L’auteur y dresse un constat accablant du déclin de notre pays depuis 1970. « Je pense que le peuple français est effaré par le cours que prend son pays, il ne reconnaît plus la France et se dit pourquoi on nous a fait ça ? » a-t-il déclaré.

« Il n’y a pas de danger antisémite d’extrême droite en France. Le danger antisémite vient d’ailleurs. Ce n’est pas l’extrême droite qui va dans la rue et qui crie ‘Mort aux juifs’, ce n’est pas l’extrême droite qui va à Sarcelles casser du juif. »

« Le peuple français, dans son tréfonds, est effaré par le cours que prend son pays. Profondément le peuple français ne reconnaît plus la France. »

L’ex-première dame n’est pas la seule à faire un carton en librairie. Eric Zemmour connaît lui aussi un départ canon concernant la vente de son dernier ouvrage Le Suicide Français. Et pour cause, le livre vient de dépasser celui de Valérie Trierweiler qui pour l’instant caracolait en tête des ventes selon les calculs du réseau Datalib nous apprend aujourd’hui Le Point.

L’ouvrage qui suscite de nombreux heurts sur les plateaux de télévisions a été imprimé à 100.000 exemplaires. S’arrachant depuis le début de sa commercialisation à plus de 5000 exemplaires par jour, le livre fait d’objet d’une réimpression à 20.000 ouvrages anticipée par les éditions Albin Michel.

A l’école de la République, les écoliers apprennent que l’humanisme des Lumières est un progrès, qu’il représente le franchissement décisif d’une marche, qu’il est la conception la plus haute qu’on puisse avoir de l’Homme. En une dizaine d’ouvrages, le Pr Xavier Martin a montré qu’abondent les textes du XVIIIe siècle qui disent autre chose, voire le contraire.

Livre Naissance du sous-homme

Des textes signés des auteurs prestigieux, Voltaire. Rousseau, Diderot, ou des multiples auteurs secondaires en qui s’exprime l’esprit du temps. Ils invitent à réexaminer en profondeur la nature et la réalité de cet « humanisme » éclairéL’homme des droits de l’homme et sa compagne(2001), Nature humaine et Révolution française (2002),Voltaire méconnu (2007). ont dévoilé des « aspects cachés de l’humanisme des Lumières » qu’on peut résumer en un réductionnisme radical. Il baigne le XVIIIe siècle, passe par la Révolution et atteint le XIXe siècle (S’approprier l’homme, un thème obsessionnel de la Révolution, 2013 ; Mythologie du Code Napoléon, 2003).

Après les émeutes fomentées par des jeunes franco-algériens lors des matches du Mondial, Marine Le Pen a demandé que l’on en finisse avec la double nationalité. Si l’Algérie est leur pays, qui les re­tiendrait sur notre sol contre leur gré ? L’hebdoma­daire Le Point a eu l’idée de demander, par sonda­ge, ce que les internautes en pensaient. La question était ainsi formulée : « Faut-i l retirer aux Français d'origine algérienne leur double nationalité ? » La réponse est « Oui » à 81% ! Mais les lecteurs du Point n’auraient jamais dû le savoir, la direction ayant décidé de ne pas publier le sondage. Son di­recteur, Etienne Gernelle, en a donné la raison...

Grâce à internet, la propagande se retourne de plus en plus contre le système médiatique. Aujourd’hui, des vidéos sur le net font plus d’audience qu’une émission militante de Canal+ par exemple. Grâce à la réinfosphère, l’article dénonçant la censure et la manipulation de l’interview de Poutine (exemple ici : http://www.les-crises.fr/interview-poutine-scandale-des-coupes/)  a probablement eu plus d’audience (dans le public concerné par la chose politique) que l’interview originale. Les vidéos sur le livre d’Emmanuel Ratier sur Valls ont fait un carton sur Internet. Une vidéo d’Aldo Stérone peut faire jusqu’à 180 000 vues. Etc, etc…

Elisabeth LévyElisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction du magazine «Causeur». Dans son numéro de juin, le magazine s’interroge sur le sens de l’expression «politiquement correct» et donne la parole entre autres à Natacha Polony, Alain Finkielkraut, Michel Maffesoli, Rachida Dati et Patrick Cohen.

Ce qui caractérise notre situation, c’est précisément que l’opinion dominante, telle qu’elle s’exprime dans les médias et les universités, est de plus en plus minoritaire. Et plus cette minorité dominante est minoritaire, plus elle est hargneuse et prétend rééduquer le peuple qui pense de travers.

Le terme «politiquement correct» n’a-t-il pas fini par être galvaudé ?

Si, au point de devenir un vague synonyme de «bien-pensance» ou de «pensée unique».