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L’idéologie actuelle des institutions de l’Union européenne

Mars 2017

Les membres du Parlement européen sont les porte-voix, naïfs ou conscients, d’une idéologie qui a en détestation tout ce qui constitue un attachement à la nation, à la terre, à nos ancêtres… Il n’y a plus de frontières, il n’y a plus de limites. Cela est valable aussi pour la famille.

Dans la continuité de Mai 68, les institutions européennes ont opté pour une rupture avec le passé, avec l’héritage chrétien de la civilisation européenne. A la place, l’Union européenne se fait le chantre d’un projet profondément individualiste et nihiliste. Selon sa philosophie relativiste, nous ne serions que des êtres interchangeables indépendamment des différences religieuses, sexuelles, ethniques… 

Dans l’ordre de la famille, cela se traduit par une négation de l’altérité sexuelle et du rôle complémentaire du père et de la mère. Depuis plusieurs dizaines d’années, nous assistons à une révolution anthropologique, une révolution qui se manifeste dans cette idée déconstructiviste selon laquelle nature et culture seraient séparées au point de pouvoir faire totalement abstraction de la réalité biologique. C’est ainsi qu’on en arrive à justifier la théorie du genre, le mariage homosexuel, la procréation médicalement assistée pour les couples de même sexe et bientôt la GPA. La majorité actuelle des parlementaires étant animée de cet esprit, comment s’étonner que le Parlement européen adopte des rapports, heureusement non-contraignants pour les plus délirants, qui piétinent la conception traditionnelle de la famille et remettent à plat les principes mêmes de la filiation ?

Les rapports du parlement européen sont rarement élaborés par un député seul. Ils sont en réalité le fruit de négociations aboutissant à des compromis entre les groupes politiques et entre les institutions, sans oublier les lobbies qui défendent leurs intérêts auprès des politiques, élus ou non, et auprès des fonctionnaires chargés de traduire en termes juridiques les orientations politiques.

Pour ce qui est de la famille, plusieurs organismes influencent les législations et les décisions européennes :

  • L’intergroupe LGBT du parlement.
  • l’Agence européenne des droits fondamentaux, émanation du Conseil de l’UE datant de 2007.
  • Equinet, un réseau dont les membres sont les organismes de promotion de l’égalité, pour apporter, conformément au droit de l’Union, « une assistance et des conseils aux victimes de discriminations, y compris aux personnes LGBT ».
  • ILGA-Europe qui est la branche européenne de l’association internationale lesbienne et gay, créée en 1996.
  • Transgender Europe, ONG fondée en 2005.

On l’a vu avec le mariage dit « pour tous » en France, les groupes de pression LGBT ont une faculté impressionnante à mobiliser les médias et les responsables politiques derrière leur étendard. Ils n’hésitent pas à intimider leurs adversaires, à les diaboliser et à les taxer d’homophobes pour asseoir leurs revendications. Et bien sûr, ces associations bénéficient le plus souvent d’importantes subventions européennes et privées.

Mais le rôle de ces associations, qui défendent les intérêts de leur communauté, ne saurait exonérer la responsabilité des députés européens qui dans leur majorité militent en faveur des droits LGBT et de programmes d’enseignement faisant la part la belle à la théorie du genre. Depuis longtemps, le Parlement européen exerce une pression sur les autres institutions européennes et les États membres pour qu’ils fassent évoluer le droit conformément aux revendications de telle ou telle minorité.

Théoriquement, les questions relatives au code civil et au droit de la famille sont du ressort des États membres de l’UE. Bruxelles n’a pas (encore) de compétence législative dans ce domaine sensible qui touche des aspects fondamentaux de la vie de toute société. Néanmoins, en rester là serait méconnaître le fonctionnement et le pouvoir des institutions européennes qui, au moyen d’artifices juridiques, peuvent s’immiscer dans les droits nationaux.