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Les riverains de l’A115 militaient depuis un an et demi pour l’abaissement de la vitesse sur cette autoroute reliant l’A15 à l’A115, où défilent chaque jour entre 60 000 et 76 000 véhicules. Ils applaudissent donc la décision du Premier ministre d’abaisser à partir du 4 juillet prochain la vitesse sur 46 km d’autoroutes en Ile-de-France. Une mesure destinée à lutter contre la pollution et les bouchons, ainsi qu’à réduire le nombre d’accidents.

Mais les riverains de l’A115 en sont persuadés. Abaisser la vitesse de 110 à 90 km/h sur cet axe, permettra aussi de réduire les nuisances sonores. Dans le sens Paris-Province, les nouvelles limitations seront expérimentées entre l’échangeur A 15-A 115 et la sortie 3 Saint-Leu - Le Plessis-Bouchard. Dans le sens province-Paris, elles concerneront la portion séparant la sortie 4 Taverny-Beauchamp et la sortie 2 Ermont - Le Plessis-Bouchard.

 

Depuis quelques jours, les agents de la Direction des routes d’Ile-de-France (Dirif) procèdent à des mesures sonores sur le secteur. « Ils sont venus sonner chez nous. Ils avaient besoin d’accéder à nos jardins afin de poser des micros », explique François Fèvre, un habitant du Plessis-Bouchard. Les résultats des mesures effectuées en juin seront comparés avec celles prévues en septembre prochain, après l’abaissement de la vitesse.

 

Mais d’ores et déjà, le passage à 90 km/h réjouit Gérard Lambert-Motte, le maire (LR) du Plessis-Bouchard. « C’est une bonne idée, parce que les dernières références de bruit datent de 2011, explique-t-il. On est en 2016, le trafic a changé depuis et le niveau de bruit aussi. »

Et l’élu n’est pas le seul à se féliciter. « On est très contents, sourit François Fèvre, porte-parole du collectif PlesSilence. Pour nous, c’est d’abord une bonne nouvelle psychologique, car cela veut dire que la voix des habitants a été entendue. » Créé par des riverains de l’A 115 au Plessis-Bouchard, le collectif a d’abord écrit à la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal pour dénoncer les nuisances sonores. Puis alerté les élus du secteur. Ils réclament l’abaissement de la vitesse, mais aussi la construction d’un mur antibruit, déjà érigé en amont de la commune entre Franconville et Ermont.

Mais François Fèvre craint le revers de cette « première victoire ». « Si le fait de passer à 90 nous fait redescendre sous les seuils d’acceptabilité en termes de nuisances sonores, j’ai peur que le mur antibruit ne soit jamais construit. » Pour le collectif PlesSilence, la mobilisation n’est peut-être pas terminée.

  Le Parisien