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Professeur d’islamologie, d’histoire médiévale arabe et de langue arabe classique à l’Institut catholique de Toulouse, Marie-Thérèse Urvoy analyse dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau  le rôle et l’action de l’Église qui est en France aujourd’hui, à propos de l’Islam :

« Le plus choquant dans l’état actuel, c’est l’appel conjoint du Service national pour les relations avec l’islam de la Conférence épiscopale de France (SRI) et de l’Œuvre d’Orient :...

 

La tragique semaine que nous venons de vivre a conduit le cardinal Vingt-Trois à s’adresser aux Parisiens, ses diocésains. Il veut voir dans ces événements « un appel à redécouvrir les valeurs fondamentales de notre République » demandant aussi « que nul ne se laisse aller à la facilité d’identifier quelques fanatiques avec une religion tout entière. » Bref ! l’important serait, en défendant la République, de sauver l’islam en ne le confondant pas avec les musulmans fanatiques.

On aurait attendu mieux que ces banalités, à la portée de n’importe quel politicien, de la part de l’archevêque de Paris en de telles circonstances. Il ne répond pas aux inquiétudes des fidèles sur l’utilité de continuer à dialoguer avec les musulmans.

En ce temps de Noêl où l'on voit disparaître depuis cinq décennies les traditions liturgiques catholiques, on pourra lire l'excellent ouvrage de l'historien britannique Michael Davies : « la réforme liturgique anglicane », publié il y a maintenant dix ans.

 

La thèse de ce livre ne laisse aucun doute: la transformation de la liturgie entraîne la transformation de la foi ou, plus encore, «l'altération radicale du rituel conduit à l'altération radicale de la foi».  Thèse terriblement actuelle aux yeux de ceux pour qui l'Eglise n'a pas commencé avec le concile Vatican II...

 

La messe de Minuit est la messe traditionnelle des catholiques qui précède le jour de Noël, après la Veillée de Noël.

Une tradition datant du VIIe siècle faisait de la messe de Noël une succession de trois messes. Ces trois messes sont connues sous le nom de « messe de Minuit », « messe de l’Aurore » et « messe du Jour ». Le 7 juillet 2007, le pape Benoît XVI a largement remis en vigueur "les trois messes de Noël" dans les quelque 500 lieux de culte utilisant en France le rit traditionnel. La « messe de Minuit », la « messe de l’Aurore » et la « messe du Jour » sont donc faciles à trouver actuellement, mais curieusement pas dans le Val d'Oise. Voici les rares messes de Minuit que nous avons trouvées à proximité:

Belloy-en-France - Eglise paroissiale Saint-Georges, rue Faubert, Belloy-en-France (messe traditionnelle avec chant grégorien, précédée d'une veillée à 23h30).  Messe de l'Aurore à 9h à Villiers-le-sec. Messe du Jour à 11h à Belloy-en-france

Conflans Ste Honorine - Chapelle Ste Honorine, 66 rue Maurice Berteaux (face à la mairie de Conflans) (messe traditionnelle avec chant grégorien, précédée d'une veillée à 23h). Messe de l'Aurore à 8h30 à la chapelle Saint-Mathias de Pontoise (messe chantée en grégorien). Messe du Jour à 10h30 (messe chantée en grégorien) à la chapelle Ste Honorine de Conflans.

Butry-sur-Oise - Eglise paroissiale Coeur Immaculé de Marie (messe traditionnelle).

Montmorency - Collégiale St Martin. 

La Messe de Minuit, c'est à Minuit !  Pourquoi l'Eglise de France délaisse-t-elle ses traditions millénaires magnifiques ? C'est un grand mystère...

 

La loupe du cardinal, celle du sociologue, celles des journalistes, elles sont toutes pointées sur François. Il s’agit de comprendre qui il est et où il veut aller. Dans l’Église, à tous les niveaux, ceux qui critiquent le pape ne se taisent plus. Ils s’expriment ouvertement. Celui des cardinaux qui est le plus explicite à cet égard est Francis George.

ROME, le 26 novembre 2014 – L’orageux synode du mois d’octobre consacré à la famille, la nomination du nouvel archevêque de Chicago et la rétrogradation du cardinal Raymond L. Burke ont marqué un tournant dans le pontificat du pape François. Les malaises, les doutes, les jugements critiques apparaissent de plus en plus en pleine lumière et ils sont de jour en jour plus explicites et plus motivés. À tous les niveaux du "peuple de Dieu". Parmi les cardinaux, parmi les sociologues des religions, parmi les journalistes spécialistes du Vatican. Les textes que l’on peut lire ci-dessous sont trois témoignages qui rendent compte du nouveau climat.

Analyse par Sandro Magister en français ici   Source: le forum catholique

L'église de Belloy-en-France inaugure ce dimanche 16 novembre à 16h un orgue ancien qu'elle vient de faire restaurer. Concert d'orgue par l'organiste titulaire de la cathédrale de Pontoise, Philippe Bardon.

Pour la troisième année  consécutive, une messe mensuelle en forme extraordinaire, c'est-à-dire selon le rit tridentin, est célébrée au Plessis Bouchard dans un cadre paroissial. C'est à 17h30, en l'église Saint-Nicolas, place de l'église et de la mairie (places de parking un peu partout alentour) par le curé du lieu, l'abbé Jean-Pierre Mangès. La prochaine messe aura lieu le 16 novembre. Le calendrier annuel de ces messes est donné ICI
 

Mais pas (encore) à Saint-Leu...

En France, c'est dans environ 500 lieux de culte qu'on peut assister à la messe traditionnelle, encore appelée "messe en latin", "messe grégorienne", "messe tridentine".
L'annuaire de ces messes est disponible sur le site WikkiMissa.    Pour le Val d'Oise, c'est  ICI.

1) Il arrive de temps en temps que la presse donne un coup de projecteur sur la liturgie catholique. Tout le monde sait que le sujet plaît beaucoup au public : une tribune libre dans un grand journal qui, d’une façon ou d’une autre, évoque la splendeur de la liturgie ancienne, est toujours très lue (même Le Monde, le 25 janvier 2009, s’intéressait à « La langue liturgique » de l'Église, patrimoine auquel elle aurait tort de renoncer). L’angle est quasiment toujours le même : la « persistance » ou le « renouveau » de ce que les journalistes appellent, par souci de vulgarisation : « la messe en latin ». En soi, cet intérêt médiatique, même sporadique, est la preuve que la recherche du « Ciel sur la terre », que représente la liturgie, continue d’intriguer nos contemporains...
 
 
2) L’application balbutiante de Summorum Pontificum est ce qui se passe dans de nombreuses villes de France. Quelques fidèles résolus, un clergé local plutôt réticent voire hostile, désintéressé ou timoré,...

Manif pour tous : 

A la question "Faut-il aller jusqu'à manifester" dimanche, Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France, avait répondu à la Croix, le 2 octobre :

« La Manif pour tous n'étant pas un mouvement d'Église, il n'est pas de mon rôle de commenter leur choix politique de manifester dans les rues. La manifestation est l'une des formes de la liberté d'expression dans nos démocraties. Mais cela ne peut pas devenir le seul moyen. Nous, évêques, sommes davantage engagés dans un processus de réflexion, plutôt que dans un combat contre une loi future. On ne se situe pas sur le plan politique mais sur le plan anthropologique, même si une loi a des conséquences anthropologiques. »

Extrait du décryptage de Jean-Marie Guénois paru le lendemain dans les pages Opinion du Figaro (via) :

"C'est exactement ici que se pose le problème de la méthode d'action. Car c'est bien pour les «conséquences anthropologiques» de ces lois — mariage homosexuel, PMA et GPA (...) —, et non pour des raisons politiques, que des centaines de milliers de familles sont descendues et vont encore descendre dans la rue dimanche. Elles s'opposent - non pas aux homosexuels, comme on leur en fait le procès - mais à une vision de la société et de l'éducation qui met sur le même plan l'union d'un homme et d'une femme et celle de deux personnes du même sexe.

Voilà la «conséquence anthropologique» à laquelle le président des évêques veut encore «réfléchir», alors qu'une loi est déjà passée et que d'autres se préparent. Ce faisant, il abandonne officiellement ceux qui combattent et assume du même coup une lourde responsabilité : il ne souhaite certainement pas cette législation, mais, en se taisant, sur ces lois et en tournant le dos à ses opposants, il donne un aval «politique» à l'avancement concret de cette évolution «anthropologique» au cœur de la famille, donc de la société. C'est maintenant acté.

Autre conséquence interne, alors que s'est levée, par cette actualité, une jeune génération de catholiques, ce pasteur choisit de la laisser orpheline. Ces jeunes s'organisent aujourd'hui, seuls, loin de l'épiscopat. L'Église de France se coupe là, et pour longtemps, de ses forces vives."

Comme chaque année, avant le 29 juin, fête de saint Pierre et saint Paul, qui est devenu un jour traditionnel d’ordinations sacerdotales, la Conférence des évêques de France (CEF) publie ses chiffres en ce domaine: 82 ordinations de prêtres diocésains ont lieu cette année. Le texte indique aussi que sont attendues une soixantaine d'ordinations dans les congrégations religieuses et les sociétés ou associations cléricales. Soit un total de 140 ordinations en France cette année...