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Le 7 juillet 2007, un grand émoi survint dans les rangs du catholicisme du fait de la promulgation du Motu Proprio "Summorum Pontificorum" qui libéralise la célébration de la Messe traditionnelle. Ce Motu Proprio fut envoyé aux évêques du monde entier avec une lettre d'accompagnement. En un mot, ce document du Pape, qui a force de loi, reconnaît que le missel traditionnel n'a jamais été abrogé malgré la nouvelle messe de Paul VI. Pour le dire en termes plus simples, la Messe que chantaient nos parents et grands-parents n'a jamais été supprimée et doit même être célébrée si un groupe stable de fidèles en fait la demande. Coup de tonnerre à Rome et dans tous les Evêchés ainsi que dans une frange non négligeable des fidèles catholiques ! Ce texte fit l'effet d'une bombe, les uns y voyant l'enterrement en première classe des excès du progressisme et des excès liturgiques qu'ils eurent à subir au nom de je ne sais quelle lecture de Vatican II, les autres étant déçus par un texte trop indulgent encore pour l'aile gauche de l'Eglise qui a désacralisé tous les signes et symboles qui font l'identité visible du catholicisme. Tonnerre d'applaudissements mêlés de cris et de colères en tous genres...

Si nous prenons la peine de quitter l'arène des conflits d'opinions qui ne mènent nulle part, on peut tout simplement se demander si Rome n'est pas en train de prendre conscience qu'un catholicisme strictement intellectuel et dépourvu de signes visibles forts est tout simplement impossible. Ce Motu Poprio est le signe d'une prise de conscience liée à la nature même de ce qui fait une culture et une foi : des signes, un réseau de signifiants qui non seulement se donnent à voir dans l'espace privé mais également dans l'espace public. Et c'est bien là finalement le fond du problème qui dépasse de loin toutes les querelles de sacristies : une culture religieuse est vouée à mourir en quelques générations si d' une part on ne veille plus à sa fidèle transmission et si d' autre part on ne la manifeste pas comme signe visible dans l'espace public. Or, dans nos terres d'Occident, seule l'Eglise catholique romaine a abandonné ses points de repères visuels, rituels, vestimentaires, culturels, musicaux et littéraires. Le Motu Propio "Summorum Pontificorum" est un premier pas dans une direction de réaffirmation de l'identité catholique. Les JMJ de Sidney manifestent bien que la jeunesse catholique (il y a bien sûr des exceptions) souhaite des signes clairs dans un monde de plus en plus matérialiste et éclaté.

Aussi le Pape nous montre-t-il que l'on peut (et que l'on doit) être ouvert à l'altérité dans la paix et le dialogue qui sont vertus mais que ce dialogue doit se faire dans des conditions claires d'honnêteté vis-à-vis de son interlocuteur ; c'est-à-dire en lui disant et en lui montrant bien qui l'on est et à quelle culture on appartient. L'Eglise catholique semble donc prendre conscience qu'il y a nécessité pour elle de retrouver ses archétypes afin de se dire au monde et d'y perdurer. C'est d'ailleurs ce que les autres religions font fort bien et dans leurs rites et dans l'espace public laïque. On peut également ajouter que les groupes qui n'adhèrent à aucune religion font de même à travers leurs associations et publications écrites ou audiovisuelles diverses, ce qui est fort bien puisque l'on sait par là à qui on parle.

Le retour (très timide dans les faits) de la Messe traditionnelle est donc un signe de notre temps et, à cet égard, le Pape Benoît XVI s'inscrit bien dans la succession de Jean-Paul II qui, dans les années 80, avait déjà insisté sur la nécessité de clarifier la position de l'Eglise en cette matière par l'Indult "Quattuor abhinc annos" du 3 octobre 1984 et le Motu Proprio "Ecclesia Dei adflicta" du 2 juillet 1988.

Aussi paradoxal cela puisse-t-il paraître, l'Eglise catholique, par ces mesures émanant de l'autorité centrale, est parfaitement en phase avec son époque. Le XXIème siècle plaidant pour un retour des identités sous peine de disparition des légitimes différences qui font les civilisations.

Stéphane Bleus

A l'heure où de nombreux changements sont décidés par le pape Benoît XVI, en particulier depuis juillet 2007, à l'heure où la plupart des arrondissements de Paris retrouvent la messe latine grégorienne (Notre Dame de Paris, ce mardi 17 juin, après de nombreuses paroisses parisiennes),  le diocèse du Val d'Oise a pris beaucoup de retard avec seulement trois lieux de culte consacrés au rit traditionnel pour 1,1 millions d'habitants (Belloy-en-France , Saint Mathias de Pontoise et la petite chapelle de l'Hermitage de Pontoise). On s'attend donc à de grands changements dans le diocèse. 

La messe latine grégorienne revient dans toutes les paroisses ...

Un dimanche pas comme les autres en forêt

Dieu nous confie sa création

C'était le dimanche 1er juin

Le site de la paroisse de Saint-Leu a proposé un dimanche pas comme les autres en forêt. Nous y avons trouvé intéressant un article traitant de notre patrimoine commun, la nature  ICI

brassens150.jpgLes deux articles déjà parus sur ce site dans la rubrique Eglise, relèvent en fait d’une préoccupation de sauvegarde du patrimoine chrétien, en Europe, comme en France, comme à Saint-Leu. Georges Brassens se fît le propagandiste de la sauvegarde de notre patrimoine religieux.

Il ne faut pas manquer cette occasion de ressortir une des chansons étonnantes de Brassens. Ce bouffeur de curés, ce mécréant de Dieu, fût un des premiers à demander le retour de la messe en latin. Il le fît avec talent dans une chanson restée célèbre : « Tempête dans un bénitier » que vous pourrez écouter en cliquant ci-dessous sur... Lire la suite....
 

Une splendide chanson de Serge Lama, « Je vous salue Marie », le campe aussi en défenseur du patrimoine catholique. Le document révélé est une vidéo. L’enregistrement date de 1986. Le grand chambardement liturgique avait déjà bien œuvré. Mais les mœurs télévisuelles pouvaient encore accepter ce type de chanson, et Michel Drucker n’hésita pas à poser quelques questions bienvenues. L’on décèle la palpitante émotion du chanteur dans un cri du cœur contenu qui laisse toutefois éclater quelques cruelles vérités ! Visionnez :"Je vous salue Marie" .

 
On pourra aussi lire avec intérêt: "Les astuces françaises pour tuer le Latin". 

Des catholiques de Saint-Leu se manifestent sur Internet pour se grouper et demander à M. le Curé le retour de la messe traditionnelle à Saint-Leu.  Cela se passe sur le Forum catholique. Cliquer ICI

Cette messe est souvent appelée de diverses manières: messe en latin, messe grégorienne, messe tridentine, messe de Saint Pie V, messe face à Dieu, messe traditionnelle,...

En juillet 2007, le pape Benoît XVI a écrit dans le "Motu proprio Summorum Pontificum" que cette messe n'avait jamais été interdite. Il a donné la possibilité aux catholiques de la demander aux curés de paroisse qui ont le pouvoir d'accepter cette demande.
 
En janvier 2008, le Pape a remis en vigueur la messe "face à Dieu", ce qui laisse espérer que le magnifique autel qui était jadis dans le choeur de l'église de Saint-Leu pourrait être réinstallé.  Le voici:
 
eglisesaintleu.jpg