Bienvenue

Moins poreux aux thèses du FN que d’autres professions de la fonction publique, le corps éducatif commencerait-il à vaciller ? Sur un million d’enseignants, plus de 70.000 déclarent leur penchant pour Marine Le Pen. « En 2012, 3,5% d’entre eux avaient voté pour la candidate du FN. Ils sont actuellement entre 7 et 8% à afficher leur intention de voter pour elle en avril prochain« , constate Luc Rouban, directeur de recherche sur la fonction publique au CNRS... 

Une vidéo émouvante... Adieu Monsieur le professeur, il y a encore des élèves qui aiment et respectent leurs enseignants. Cela est rassurant.  Haie d'honneur de tout un collège de Côte-d'Or pour un prof qui part à la retraite.



Au sein de l’école libre, 900 000 familles sont représentées par une association de parents d’élèves : l’APEL. Sa direction a suscité un très vif émoi en apportant, contre toute attente, son soutien à la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem. Cette annonce a créé une vive contestation de la base : au congrès de juin, la présidente de l’APEL subit des candidatures dissidentes. Des voix s’élèvent pour dénoncer une organisation verrouillée, non représentatrice et financièrement opaque. C’est dans ce climat de défiance à l’égard de la direction de l’APEL que vient de se créer “Parents pour l’école”, une association confessionnelle qui promeut la vision d’une école soucieuse de la transmission des savoirs et d’une instruction de qualité. Dès le lancement de “Parents pour l’école”, le succès est au rendez-vous. Son président, Jérôme Malcouronne est l’invité de TV Libertés. Il est l’ancien président de la puissante APEL-Paris.

http://www.tvlibertes.com/

Primo, comme disait un latiniste de mes amis, cela pourrait passer pour un ultimatum aux humanités modernes ….. et ce serait ipso facto un véritable outrage au statuquo que de faire ex cathedra un pareil lapsus. Secundo il faut de plus en plus s’exprimer en français, c’est la condition sine qua non pour être persona grata. Tertio, il ne faut pas ajourner sine die la remise de l’exeat que vous attendez, soit dit en a parte, comme nec plus ultra. 

Finis les pensums, finis les vétos ; l’heure est aux accessits, aux ex aequo, et cætera. Dans un instant vous serez récompensés au prorata de vos efforts. On proclamera orbi et urbi vos résultats, non point grosso modo, mais in extenso, et vous emporterez un palmarès que vous conserverez jalousement en duplicata, comme mémento, première ébauche au sein de l’alma mater-alias l’universalité-de votre curriculum vitae. 

Vous partirez ad libitum les uns par l’omnibus, les autres pedibus cum jambis ou vice et versa. Aussi ne veux-je plus retarder votre sortie d’un seul alinéa ou d’un seul post-scriptum et parvenu à mon terminus, je me contente de vous dire simplement, in extrémis : mes chers amis, au revoir et belles vacances …

Qu'il est loin le temps des promesses électorales, le jour où, fraîchement investi, François Hollande plaçait son quinquennat sous le patronage de Jules Ferry «le bâtisseur de cette grande maison commune, qu'est l'École de la République» rappelant dans son discours ce que nous devons «à l'instruction publique».

Trois ans après et au lendemain d'une journée de grève qui a mobilisé près d'un enseignant sur deux dans les collèges publics, les désillusions ont remplacé les espoirs dans les coeurs des professeurs. Quant au «message de confiance» adressé à l'Éducation nationale par le nouveau Président de le République le 15 mai 2012, il est désormais effacé par l'arrogance, la condescendance et le mépris de sa ministre de l'Éducation nationale envers tous ceux qui s'inquiètent des conséquences de ses projets (intellectuels, enseignants, parents d'élèves).

Un article de François Teutsch sur Boulevard Voltaire, sans concessions, dur même à l'égard de l'école catholique sous contrat, et cependant lucide, hélas. Quelques extraits :

"Vent debout contre la réforme du collège, les professeurs, les syndicats, les intellectuels, les académiciens, une partie du monde politique – en tout cas, celle qui préfère encore la culture à l’utilitarisme – contestent les nouveaux programmes du ministère. Parmi ceux qui voient d’un bon œil cette réforme Belkacem, la FCPE (association de parents d’élèves annexée par le PS) et… l’enseignement catholique !

Il serait sans doute plus honnête de parler de l’enseignement privé, tant l’adjectif catholique sonne mal dans des établissements dont le principal souci, depuis 40 ans, est de se fondre dans le monde et de refuser – en dépit des grands discours – toute spécificité confessionnelle. [...]

Les parents soucieux de l’instruction dispensée à leurs enfants savent que plus rien ne différencie le public du privé sous contrat. L’instruction religieuse y a totalement et depuis longtemps disparu, au profit d’un vague humanisme gnangnan qui fait rigoler les gamins, pas dupes. Quant au « caractère propre », il est à ces écoles ce que les « valeurs de la République » sont à Manuel Valls : un slogan."[...]

L’ambitieuse ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud-Belkacem rêvait de faire parler d’elle : peu après avoir été annoncé, son projet de réforme du collège entraîne la mise en place d’un véritable front du refus contre ses mesures de dynamitage de la culture française et européenne.

Désormais, elle provoque des réactions de légitime défense venant de tous les horizons politiques. A force de passer à la moulinette les derniers pans du 1er degré de l’enseignement secondaire déjà malaxés par des décennies de démagogie d’Etat, ses initiatives destructrices donnent lieu à une levée de boucliers :..

Le député UMP Guillaume Larrivé, qui avait déjà déposé un amendement en ce sens en 2013, reprend l'idée dans une proposition de loi

"prévoyant que désormais le règlement intérieur de chaque école, chaque collège et chaque lycée publics définisse une tenue vestimentaire propre à chaque établissement et portée par tous les élèves."

L'idée fait son chemin à droite : après les attentats de janvier, d'autres députés avaient déposé une proposition similaire.

FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour la directrice générale de la Fondation pour l'École Anne Coffinier, l'école publique, abandonnée par l'Etat, agonise lentement mais sûrement. Une situation que la nomination de Najat Vallaud-Belkacem risque d'aggraver.
 
Anne Coffinier est directrice générale de la Fondation pour l'École.

Voici que Najat Vallaud-Belkacem est placée à la tête de l'Éducation nationale, elle qui est l'emblème même de l'idéologisation à outrance de l'école. La réalité dépasse la fiction. Alors que tous appelaient à un apaisement après les tensions suscitées par l'ABCD de l'égalité et sa paradoxale suppression-généralisation, une telle nomination interpelle fortement.
 
Le président cherche-t-il à faire mieux passer le tournant libéral qu'il a été contraint d'opérer en économie en donnant à sa base militante une compensation sociétale (notre pauvre école étant désormais ravalée au rôle de laboratoire sociétal, cessant d'être une institution consacrée à l'instruction des citoyens)?
 
Il est fascinant de constater que c'est l'État lui-même, au plus haut niveau, qui aura tué l'école républicaine, en la détournant si ostensiblement de sa mission légitime qui est d'instruire.
 

"Faire mine de reculer pour mieux sauter, telle est la tactique adoptée par Benoît Hamon, ministre de l'Éducation, pour généraliser, sous un autre nom, ces ABCD de l'égalité,expérimentés par son prédécesseur et visant à inculquer la théorie du genre aux enfants des écoles maternelles et primaires. En créant et en étendant du primaire au secondaire son « plan d'action pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école », le ministre répond donc aux injonctions des LGBT, qui, manifestement, cogèrent désormais l'Éducation nationale avec les syndicats d'enseignants et de parents, tous lobbies qui n'ont surjoué l'indignation devant la prétendue reculade sur les ABCD que pour mieux aider le ministre à endormir les opposants à ce funeste projet.

Du reste, Najat BelKacem a vendu la mèche : ce plan sera encore plus « ambitieux » que les ABCD... Les parents sont prévenus !